Les Canadiennes sont en République tchèque, cette semaine, où elles tentent d'accéder au Groupe mondial I de la Fed Cup. En l'absence de Bianca Andreescu et d'Eugenie Bouchard, personne ne s'attend toutefois à ce que l'équipe canadienne puisse inquiéter une formation qui a enlevé 4 des 5 derniers titres en Fed Cup et 11 au total.

Publié le 19 avr. 2019
MICHEL MAROIS LA PRESSE

C'est Rebecca Marino qui sera la meneuse des Canadiennes, un beau défi pour celle qui est revenue au jeu la saison dernière après une longue pause causée par une dépression. L'ancienne 38e mondiale a dû repartir à zéro. Elle a déjà obtenu plusieurs titres et occupe actuellement le 184e rang.

À ses côtés, Gabriela Dabrowski et Sharon Fichman sont surtout des spécialistes du double, et c'est peut-être la jeune Leylah Fernandez qui sera envoyée dans la mêlée pour disputer les simples. À 16 ans, la Québécoise découvre cette semaine la Fed Cup et elle est visiblement très excitée.

« C'est un grand honneur d'avoir été choisie pour représenter mon pays dans cette compétition prestigieuse. Je suis vraiment contente d'être ici et de pouvoir côtoyer les autres joueuses et toute l'équipe canadienne. » - Leylah Fernandez

« Et c'est aussi spécial de débuter ici en République tchèque, un pays qui a produit plusieurs grandes championnes et où le tennis occupe une place importante », a-t-elle raconté hier matin en entrevue téléphonique.

Finaliste aux Internationaux d'Australie junior, en janvier, Fernandez jouera en principe les tournois du Grand Chelem junior cette saison, en plus d'un nombre limité de tournois professionnels.

« Je suis surtout ici pour apprendre, a-t-elle rappelé. J'ai la chance cette semaine de pouvoir jouer tous les jours avec Rebecca, Gaby et Sharon. Je peux aussi avoir les conseils de Heidi [El Tabakh, la capitaine] et Nathalie [Tauziat, l'entraîneure de l'équipe], qui ont beaucoup d'expérience. C'est sûr que j'aimerais jouer en fin de semaine, mais ce sera à la capitaine de prendre la décision. »

La rencontre est disputée sur terre battue au Centre national de tennis de Prostějov, dans un amphithéâtre de 1200 places doté d'un toit rétractable. L'ambiance est toujours très chaleureuse en Fed Cup et les spectateurs tchèques sont réputés pour leur enthousiasme.

« Le bruit ne me dérange pas, au contraire. J'aime profiter de l'énergie de la foule, c'est très motivant, même si les spectateurs appuient davantage les joueuses de leur pays ! »

Un accident de parcours

Avec toujours près d'une dizaine de joueuses dans le top 100 mondial, aussi bien en simple qu'en double, la République tchèque est dominante en Fed Cup depuis plusieurs années. L'équipe a toutefois été surprise par la formation roumaine cette année au premier tour du Groupe mondial I, d'où cette présence inattendue en rencontre de barrage.

PHOTO FOURNIE PAR TENNIS CANADA

Leylah Fernandez, à Prostějov, en République tchèque, avec la capitaine canadienne Heidi El Tabakh (à gauche) et l'entraîneure Nathalie Tauziat (à droite)

Pour le capitaine Peter Pala, le défi est chaque fois de réunir les meilleures et il est privé cette semaine de quatre des cinq Tchèques du top 50 mondial, les numéros 3 et 4 Petra Kvitová et Karolína Plíšková notamment. C'est Markéta Vondroušová (47e) qui assurera le premier rôle, avec l'appui de Karolína Muchová (106e) et de Marie Bouzková (115e) en simple. Lucie Šafářová et Barbora Krejčíková (2e en double) pourraient jouer le dernier match décisif au besoin.

La rencontre sera disputée au meilleur de cinq matchs, avec deux simples demain, deux simples et un double dimanche. Le tirage au sort sera fait aujourd'hui à 13 h (7 h au Québec). Le Canada n'a fait partie du Groupe mondial I qu'en 2015.

Un programme chargé

Pas moins de 10 rencontres sont au programme ce week-end en Fed Cup

Demi-finales

France-Roumanie (à Rouen) ; Australie-Biélorussie (à Brisbane)

Barrage Groupe Mondial I

République tchèque-Canada, États-Unis-Suisse, Lettonie-Allemagne, Belgique-Espagne

Barrage Groupe Mondial II

Russie-Italie, Japon-Pays-Bas, Grande-Bretagne-Kazakhstan, Slovaquie-Brésil

PHOTO HUGO-SÉBASTIEN AUBERT, ARCHIVES LA PRESSE