Valérie Grenier n’hésite pas lorsqu’on lui demande quel est son objectif aux Jeux olympiques de Pékin.

Publié le 25 janvier
John Chidley-Hill La Presse Canadienne

« Je vise une médaille. À 100 %. C’est l’objectif », a déclaré Grenier.

L’athlète de 25 ans de Mont-Tremblant représentera à nouveau le Canada après avoir terminé sixième au combiné aux Jeux olympiques de PyeongChang.

C’était le meilleur résultat d’une Canadienne en ski alpin aux Jeux de 2018. Grenier espère atteindre des sommets encore plus élevés cette année, même si elle ne participera pas au combiné.

« C’était assez surprenant quand c’est arrivé et j’étais dans la course combinée, donc c’était un peu différent pour moi, a dit Grenier, également 23e au super-G et 21e en descente, à PyeongChang. À l’approche des Jeux de Pékin, je me sens vraiment en confiance.

« Je sais que je peux faire mieux (qu’à PyeongChang)… J’étais encore assez jeune, j’en étais encore à mes débuts sur le circuit de la Coupe du monde. »

Grenier s’est concentrée sur le slalom géant au cours de la saison 2021-22, se classant toujours dans le top 10 ou non loin.

Elle a débuté la saison de Coupe du monde avec une septième place en Autriche, le 23 octobre, avant de signer une quatrième position en Slovaquie, le 8 janvier, et une 11e place en Italie, mardi.

De plus, Grenier a remporté un slalom géant les 20 et 21 janvier à Pozza di Fassa, à l’occasion des championnats nationaux italiens.

« Maintenant que je suis là depuis un certain temps, je sais qu’à ces (Jeux olympiques) je peux vraiment bien faire et viser le podium, a dit Grenier. Ce n’était même pas un objectif pour moi (à PyeongChang.) »

Les résultats de Grenier en 2021-22 sont particulièrement impressionnants vu qu’elle a perdu deux saisons après une chute lors d’un entraînement aux Championnats du monde à Are, en Suède, en février 2019. Grenier s’est fracturé le tibia droit, le péroné et la cheville droite dans l’accident.

Elle a pris son temps pour revenir, parce qu’il est si facile de revenir trop tôt d’une blessure de cette ampleur.

« J’ai raté beaucoup plus de temps que prévu, a dit Grenier. Mais ça en valait la peine pour m’assurer que j’avais vraiment repris de la force, que j’étais prête à revenir. Le ski de compétition est un sport difficile et on ne sait jamais ce qui peut arriver. »

L’équipe canadienne de ski alpin a été nommée vendredi. Grenier figure parmi un mélange de vétéranes et de jeunes skieuses.

Ali Nullmeyer de Toronto, Amelia Smart d’Invermere (C.-B.), Britt Richardson de Calgary, Cassidy Gray d’Invermere, Erin Mielzynski de Collingwood (Ontario), Laurence St-Germain de St-Ferréol-les-Neiges, Marie-Michèle Gagnon de Lac-Etchemin et Roni Remme, de Collingwood, complètent l’équipe féminine de ski alpin.

La compétition commencera avec le slalom géant le 7 février, et les médailles seront remises ce jour-là. Le slalom aura lieu le 9 février, le super-G le 11 février et la descente le 15 février, tandis que la descente et le slalom combinés auront lieu le 17 février.