«Tout était parfait, la voiture, les pneus, et tout s'est bien passé», a résumé un Grönholm rayonnant, victorieux en Sardaigne d'un rallye que Sébastien Loeb (Citroën C4) aurait dû remporter s'il n'était pas sorti le dimanche matin dans la dernière étape. Cette fois-ci, la victoire est incontestable, la chance n'a rien à voir, et Grönholm le sait.

Daniel Ortelli

«Tout était parfait, la voiture, les pneus, et tout s'est bien passé», a résumé un Grönholm rayonnant, victorieux en Sardaigne d'un rallye que Sébastien Loeb (Citroën C4) aurait dû remporter s'il n'était pas sorti le dimanche matin dans la dernière étape. Cette fois-ci, la victoire est incontestable, la chance n'a rien à voir, et Grönholm le sait.

C'est la sixième fois depuis l'an 2000 qu'une Focus s'impose à l'Acropole. Du coup, à mi-saison, le double champion du monde finlandais compte désormais neuf points d'avance sur le triple champion du monde français, et Ford 28 points d'avance sur Citroën.

Cette situation est d'autant plus intéressante que se profilent, après une longue pause de deux mois, le rallye de Finlande début août sur les terres de Grönholm, puis toute une série de rallyes sur asphalte a priori favorables aux Citroën de Loeb et Dani Sordo.

«C'est bien d'avoir cette avance, mais nous savons par expérience qu'un tel retard peut-être comblé d'ici la fin de la saison. C'est ce qui nous est arrivé en 2002 contre Peugeot», a prévenu Malcolm Wilson, le patron de M-Sport qui engage les Ford Focus. «Neuf points, c'est bien, mais ce sera encore long», a ajouté Grönholm.

Côté Citroën Sport, on faisait grise mine dimanche et le patron, Guy Fréquelin, se disait «déçu». Loeb a dû se contenter de la 2e place derrière un Grönholm intouchable, en tête depuis l'ES7 vendredi, et Sordo a terminé à une lointaine 19e place, à cause de problèmes de boîte de vitesses samedi, alors qu'il pouvait prétendre à la 4e, à la régulière.

Forme olympique

Le podium a été complété par un Petter Solberg heureux comme un gosse: «Ca faisait deux ans que je me rongeais les ongles, que j'étais énervé, c'est fini. Ma Subaru est beaucoup plus performante, alors je pars en vacances avec un super moral. Je sais qu'à la rentrée je vais pouvoir aller chercher les deux autres (Loeb et Grönholm)».

Les Subaru bleues ont animé la journée de vendredi, Chris Atkinson a même occupé la tête de la course pendant quelques heures. Même si leur comportement n'est pas constant sur tout un week-end de rallye, elles ont fait de gros progrès et Solberg peut espérer troubler bientôt le jeu de rôles entre Loeb et Grönholm.

Loeb a fait quelques petites fautes en 2007 (Norvège, Sardaigne, Grèce), avec de lourdes conséquences au classement, alors que Grönholm a aligné les performances de choix et toujours marqué de gros points. Et il a su se contenter de la 2e place quand il était dominé par le Français.

En Grèce, Loeb avait des circonstances atténuantes, il l'a expliqué du bout des lèvres. Sa Citroën C4 n'était «pas assez efficace», ses réglages n'étaient «pas les meilleurs en début de rallye», elle usait trop ses pneus. Grönholm était en forme olympique, Loeb n'avait pas la meilleure voiture. Ca s'est vu.