Les finales d’association, avant-dernière étape des séries éliminatoires de la NBA, débuteront mardi. Ce sera toutefois sans les Bucks de Milwaukee ni les Suns de Phoenix, respectivement champions en titre et meilleure formation de la saison. Voici quoi suivre.

Publié le 16 mai
William Thériault
William Thériault La Presse

Association de l’Est

Heat de Miami (1) contre Celtics de Boston (2)

PHOTO WINSLOW TOWNSON, USA TODAY SPORTS

Payton Pritchard (11) et Marcus Smart (36), des Celtics de Boston

Détenteur de la meilleure fiche en saison (53-29) parmi les quatre équipes restantes, à égalité avec les Warriors de Golden State, le Heat a la possibilité d’atteindre sa seconde finale de la NBA en trois ans. La troupe d’Erik Spoelstra s’était inclinée en six rencontres contre les Lakers de Los Angeles en 2020. Disposant maintenant d’un alignement plus mature et plus complet, Miami fera face à son premier vrai test des séries.

Au premier tour, les Hawks d’Atlanta n’avaient pas été difficiles à déloger. Par la suite, les 76ers de Philadelphie ont dû composer avec la blessure de leur joueur étoile, Joel Embiid. Ça a facilité la tâche de Miami. Tandis que le jeu du club floridien avait été davantage collectif pendant le calendrier régulier, c’est clairement l’ailier étoile Jimmy Butler qui s’est emparé du volant en séries, avec des moyennes de 28,1 points, 7,6 rebonds et 5,4 passes décisives en 10 parties. Un peu d’aide de ses coéquipiers Bam Adebayo et Tyler Herro, qui se débrouillent moins bien qu’à leur habitude, serait assurément la bienvenue.

Les Celtics, en tant que franchise, sont en territoire connu. Concession la plus décorée de l’histoire de la NBA avec 17 championnats, ils se sont qualifiés pour la moitié des finales d’association de l’Est de l’existence de la ligue. C’est même la quatrième fois en six ans (2017, 2018, 2020, 2022) que Boston atteint cette étape des séries, sans jamais pouvoir y connaître du succès.

Afin de vaincre le Heat, les Celtics doivent miser sur leur jeu défensif, qui est tout simplement le meilleur de la NBA depuis le 1er janvier. C’est ainsi qu’ils ont pu arrêter au deuxième tour Giannis Antetokounmpo et les Bucks de Milwaukee, qui avaient été couronnés l’an dernier. En attaque, Jayson Tatum affiche un rendement similaire à celui de Butler, Jaylen Brown fait ce qu’il a à faire, et le joueur défensif de l’année, Marcus Smart, roule à 15,0 points par match. Ils devront continuer sur cette voie.

Les derniers championnats de Miami remontent à 2012 et 2013, à l’époque du Big 3 de LeBron James, Dwyane Wade et Chris Bosh. Celui de Boston, à 2008, avec Kevin Garnett, Paul Pierce et Ray Allen.

Association de l’Ouest

Mavericks de Dallas (4) contre Warriors de Golden State (3)

PHOTO MATT YORK, ASSOCIATED PRESS

Luka Dončić (77), des Mavericks, et Jae Crowder (99), des Suns

C’est une immense surprise de retrouver les Mavericks à ce stade-ci du parcours en séries. Au deuxième tour, Luka Dončić et les siens ont réussi à faire tomber les Suns de Phoenix, auteurs de 64 victoires en saison, au bout de 7 parties. Le jeune Slovène, qui a le potentiel d’être l’un des meilleurs joueurs de sa génération, a dépassé les attentes placées en lui. À vrai dire, il mène son équipe pour la moyenne de points (31,5), de rebonds (10,1), de mentions d’aide (6,6) et de vols de ballon (1,9) en séries.

Ailleurs dans la formation de l’entraîneur Jason Kidd, lui-même un ancien Maverick, c’est le meneur de jeu Jalen Brunson qui se démarque. Avec une production de 22,9 points, 4,6 rebonds et 3,5 passes, il a été un atout pour Dallas ce printemps. Spencer Dinwiddie, Dorian Finney-Smith, Reggie Bullock et Maxi Kleber sont également des contributeurs réguliers.

Les Warriors, après une pause de deux ans, sont de retour à un emplacement qu’ils connaissaient particulièrement bien durant la seconde moitié des années 2010. Après avoir vaincu les Nuggets de Denver ainsi que les Grizzlies de Memphis, les hommes de Steve Kerr font maintenant face aux tombeurs des favoris pour le titre.

Considérant qu’ils ont toujours le même noyau (Stephen Curry, Klay Thompson, Draymond Green) qu’à leurs trois conquêtes (2015, 2017, 2018) du championnat et à leurs deux apparitions en finale (2016, 2019), il est raisonnable de penser que Golden State peut à nouveau représenter l’Ouest lors de la série ultime. Cette fois, le jeune Jordan Poole pourra même y apporter sa touche.

En ayant le meilleur de Golden State, les Mavericks reproduiraient leur scénario « Cendrillon » de 2011. Cette année-là, Dirk Nowitzki (un joueur européen dominant), sans aucun autre coéquipier étoile, s’était rendu jusqu’en finale de la NBA, pour y vaincre le Heat de LeBron James, largement favori. C’est improbable, mais on avait dit la même chose pour Phoenix.

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    Nombre d’équipes ayant participé à une finale d’association l’an dernier (Suns, Clippers, Bucks, Hawks) qui font partie du carré d’as cette saison.
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