(Toronto) Analyste, homme d’affaires, consultant, réalisateur de films et légende du basketball. Âgé de 45 ans, Steve Nash n’a jamais eu une vie aussi mouvementée.

Neil Davidson
La Presse canadienne

Avons-nous mentionné qu’il est père de cinq enfants ?

Nash détient des parts dans les Whitecaps de Vancouver et le Real Mallorca, qui vient tout juste d’être promu dans la première division espagnole. À sa deuxième année avec Turner Sports, il est impliqué dans la couverture médiatique de la NBA et du soccer. Nash est aussi le cofondateur de CTRL, une compagnie médiatique qui se concentre principalement sur les sports.

Nash est aussi consultant pour les Warriors de Golden State.

« Je ne suis pas très bon pour déléguer, alors je garde mes horaires dans ma tête et dans mon téléphone cellulaire, a affirmé Nash. Ma priorité est d’être père. J’essaie de tout faire entrer selon l’horaire de mes enfants. Je tente de limiter mes voyagements aux moments possibles pour moi ou de les inclure. C’est quand même très occupé et je crois que ça fait partie du processus d’intégrer plusieurs intérêts. »

En d’autres mots, comme ce fut le cas lors de sa carrière dans la NBA, le jeu de Nash évolue.

Le membre du Temple de la renommée du basketball était à Toronto afin de promouvoir la chaîne spécialisée DAZN, qui a ajouté la Premier League anglaise à son offre au Canada. Ça permet également à Nash, un fervent amateur de Tottenham, de regarder le Real Mallorca, l’équipe qu’il a achetée en 2016 en compagnie du groupe de propriétaires des Suns de Phoenix ainsi que les anciens joueurs de soccer américains Stu Holden et Kyle Martino.

L’équipe espagnole jouait en deuxième division à ce moment et elle avait été reléguée en troisième division avant de gravir les échelons.

« Ç’a été incroyable », a dit Nash, qui visite l’Espagne trois fois par année pour regarder son équipe sur place.

Nash, qui a vu sa carrière prendre fin en raison de blessures au dos, semble en grande forme malgré la retraite.

« Je me sens très bien, a-t-il indiqué. Mon dos me dérange un peu chaque jour. Parfois, je bouge très bien et d’autres fois, ce n’est pas le cas. Je ne peux pas rester assis à ne rien faire, alors je m’entraîne et je pratique des sports. C’est une grande partie de qui je suis et je suis encore très actif. »

Nash a officiellement annoncé sa retraite en mars 2015, après avoir subi des lésions nerveuses dans son dos. Il s’est retiré en tant que joueur des Lakers de Los Angeles, après deux passages avec les Suns et un avec les Mavericks de Dallas, quand il a réalisé qu’il pouvait encore jouer, mais qu’il ne pouvait plus le faire régulièrement à un haut niveau.

« Ça m’a pris deux ans avant de le réaliser », a exprimé Nash, qui a grandi à Victoria, mais qui habite maintenant la région de Los Angeles.

Deux fois nommé le joueur le plus utile de la NBA, sélectionné huit fois au match des étoiles, Nash a été intronisé au Temple de la renommée du basketball en septembre.

« Avec le recul, je n’aurais jamais pu me douter que j’aurais disputé 18 saisons. Je suis très reconnaissant. C’est bizarre cependant parce que lors des deux dernières années, j’éprouvais vraiment des difficultés. J’ai mis beaucoup d’efforts pour continuer à jouer aussi longtemps que possible. J’étais un peu le dernier à voir que je ne pouvais plus le faire. »

Comme d’autres observateurs, Nash a surveillé attentivement le marché des joueurs autonomes de la NBA et le fait que des joueurs vedettes ont fait équipe pour créer de nouvelles dynasties.

« Je n’ai aucun problème avec ça. C’est une évolution naturelle du marché et de la ligue. De sa globalisation et de l’attention sur les médias sociaux. Les joueurs sont en train de constater qu’ils sont des pièces irremplaçables dans ce casse-tête alors ils montrent des dents, en quelque sorte. »

Nash croit que la ligue et l’Association des joueurs de la NBA s’adapteront et trouveront un terrain d’entente si nécessaire.

Questionné à savoir s’il avait un l’intérêt à investir dans une équipe de la NBA, Nash a déclaré qu’il était intéressé, mais que les options étaient limitées.

« Il y a 30 équipes. De la façon dont le sport évolue et avec les succès et la visibilité de la ligue, je ne crois pas que plusieurs personnes souhaitent la quitter en ce moment. »

Bien qu’il dise que son contrat comme consultant avec les Warriors en est un informel d’année en année, Nash s’attend à être de retour. Ses liens avec la formation de Golden State lui ont fait vivre des émotions partagées pendant la finale de la NBA, même s’il a mentionné que sa loyauté était envers les Warriors.

« C’était malgré tout excitant de voir les Raptors gagner et de voir le Canada exploser de la sorte », a-t-il souligné, ajoutant qu’il avait été très fier de voir tout le pays se ranger derrière l’équipe de Toronto pendant son beau parcours en séries.