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Alex Boisvert-Lacroix: «Tant que j'ai du plaisir...»

Alex Boisvert-Lacroix... (Photo Jens Meyer, archives Associated Press)

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Alex Boisvert-Lacroix

Photo Jens Meyer, archives Associated Press

Après avoir raté sa qualification pour les deux premières Coupes du monde de la saison, Alex Boisvert-Lacroix reprend le collier ce week-end en Pologne. À 31 ans, l'olympien de Sherbrooke n'a pas dit son dernier mot. «Tant que j'ai du plaisir...»

Deux Canadiens figurent dans le classement des 10 hommes les plus rapides de l'histoire sur 500 mètres en patinage de vitesse longue piste.

Le légendaire Jeremy Wotherspoon pointe au troisième rang avec son temps stratosphérique de 34,03 secondes, marque qui a tenu huit ans avant que le Russe Pavel Kulizhnikov ne la fasse tomber un an après son retour d'une suspension pour dopage.

Alex Boisvert-Lacroix occupe la sixième place grâce à un chrono de 34,15 secondes réalisé le 8 décembre 2017 à Salt Lake City. Ce jour-là, il avait remporté sa deuxième épreuve de Coupe du monde de suite, une semaine après un premier succès à Calgary. Cette séquence heureuse s'était poursuivie le mois suivant avec une médaille de bronze en Allemagne.

À l'approche des Jeux olympiques de PyeongChang, le Sherbrookois devenait soudainement un espoir de médaille. Il le lisait et l'entendait. Il en avait surtout la conviction légitime pour un athlète classé deuxième au monde.

«Si je pouvais revenir dans le temps et changer une seule chose, c'est la pression personnelle que je me suis mise», note le patineur de vitesse quelques mois plus tard. «J'ai toujours voulu aller aux Jeux olympiques. Ça a été mon objectif de vie, mon rêve. Je l'avais atteint, mais là, il ne s'agissait pas juste d'y aller, mais de gagner une médaille. C'est ce que j'avais en tête, je ne pensais qu'à ça. À quel point ce serait incroyable, magique. Je me suis peut-être un peu perdu dans tout ça. Ce n'était pas l'approche gagnante.»

Boisvert-Lacroix a fini 11e et meilleur Canadien sur 500 m, à un battement de cil du 10e rang. Après la course, son entraîneur Gregor Jelonek lui a dit de garder la tête haute. Il avait mis huit années avant de se rendre aux Jeux après des tentatives ratées en 2010 (en courte piste) et 2014.

«Avec le recul, je suis vraiment fier de mon parcours, très heureux d'avoir vécu tout ça», observe Boisvert-Lacroix, médaillé de bronze aux Mondiaux de 2016, l'année de son émergence.

Comblé par son expérience sud-coréenne, l'olympien poursuit sa route. À 31 ans, il a encore la flamme.

«Je suis passionné, j'aime ça, mais je ne continue pas pour finir 42e, précise-t-il. Surtout après avoir goûté à la victoire et aux podiums internationaux. Si je ne suis pas compétitif, je n'aurai pas de plaisir. Je fais ça pour être parmi les meilleurs. À ce point-ci, c'est pas mal ce qui détermine la suite des choses.»

Au moment de l'entrevue, il y a un mois et demi, Boisvert-Lacroix se relevait d'une déception. Quatrième du 500 m aux Championnats du monde de Calgary, il n'a pas décroché son ticket pour les deux premières Coupes du monde de la saison, en grande partie parce que Patinage de vitesse Canada en avait restreint l'accès pour des raisons budgétaires.

«Sur le coup de l'émotion, ça m'a fait mal, ça m'a donné un peu un choc, admet-il. Je ne m'attendais pas à ça. Mais je suis resté calme et j'ai pris mon temps pour encaisser tout ça. Je ne voulais pas prendre de décision impulsive que je pourrais regretter.»

Il a poursuivi son entraînement en courte piste avec l'équipe nationale de développement à l'aréna Maurice-Richard, où il côtoie David La Rue, le nouveau champion canadien du 1500 m qui a suivi ses traces en longue piste.

Comme prévu, Boisvert-Lacroix a reçu une invitation pour prendre part aux Coupes du monde de Tomaszów Mazowiecki (Pologne), où il patinera dans le groupe A vendredi, et d'Heerenveen (Pays-Bas), la semaine prochaine.

Idéalement, il réussirait l'un des deux meilleurs chronos canadiens en Europe, ce qui lui garantirait normalement une place pour les Mondiaux par distance individuelle d'Inzell, en Allemagne, du 7 au 10 février. Sinon, il aura l'occasion de se reprendre pour une course de la dernière chance, début janvier, à Calgary, où un poste supplémentaire doit être attribué au 500 m.

Seule inquiétude: il s'est infligé une blessure musculaire au bas du dos en pratiquant un départ la semaine dernière à Heerenveen. Depuis, il a mis cet aspect de côté. «Je me croise les doigts pour que le dos tienne sur la ligne de départ vendredi, a-t-il écrit jeudi. Ça va mieux, mais je n'irais pas jusqu'à dire qu'il est comme neuf!»

Alors qu'il ne lui reste plus qu'un stage pour terminer son baccalauréat d'intervention en activité physique à l'UQAM, Boisvert-Lacroix n'a pas décidé de son avenir après cette saison. S'il ne ferme pas la porte à une participation aux prochains Jeux de Pékin, il sait que 2022 est encore bien loin. L'expérience lui a appris à ne pas trop anticiper.

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Les débuts de Maltais

La Coupe du monde de Tomaszów Mazowiecki marquera les débuts internationaux de Valérie Maltais en patinage de vitesse longue piste. La triple olympienne en courte piste doit s'aligner sur 1500 m, 3000 m et potentiellement à la poursuite par équipes. Laurent Dubreuil, Christopher Fiola, David La Rue et Antoine Gélinas-Beaulieu sont les autres patineurs québécois en action. Le vétéran Olivier Jean les rejoindra la semaine prochaine pour le départ en groupe aux Pays-Bas.




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