La Serbie s'est qualifiée pour la finale de la Coupe du monde de basket en battant la France 90 à 85, en demi-finales, vendredi à Madrid.

Mis à jour le 12 sept. 2014
Cyril BELAUD AGENCE FRANCE-PRESSE

La Serbie du divin meneur Milos Teodosic disputera sa première finale mondiale, en tant que nation indépendante, dimanche contre les États-Unis, tenants du titre.

Leur magnifique exploit contre l'Espagne (65-52) en quarts de finale avait suscité d'immenses attentes. Mais les Bleus n'ont pu tout à fait évoluer au même niveau, surtout sur le plan défensif.

Quatrième du Mondial-2010, la Serbie retrouve les sommets après une éclipse de trois années. Mais l'or lui paraît très difficilement accessible, tant l'adversaire qui s'avance au-devant d'elle fait peur.

Les États-Unis, avec pourtant une équipe jeune et inexpérimentée, privée des plus grandes vedettes NBA, ont broyé tous leurs adversaires jusque-là (32,5 points d'écart en moyenne sur huit matches).

Quadruples champions du monde (1954, 1986, 1994, 2010), les États-Unis n'ont encore jamais réussi à conserver le titre mondial, ce que deux nations dans l'histoire seulement ont fait: le Brésil (1959, 1963), et la Yougoslavie (1998, 2002).

La France affrontera samedi dans le match pour la troisième place la Lituanie, qui avait sombré face aux États-Unis (68-96) en demi-finales, jeudi à Barcelone.

Teodosic intenable

Milos Teodosic a très vite profité de cette léthargie, en étant le déclencheur d'un 11-0 en quatre minutes (20-10, 9e).

L'attaque serbe, qui avait déjà démoli la Grèce (90-72) en huitièmes, puis le Brésil en quarts (84-56), n'a pas baissé de pied.

Heureusement pour les Bleus, Batum et Boris Diaw ont répondu présents offensivement.

Portée par Teodosic (18 points à la pause, 24 au total) et une adresse générale hallucinante (71 % à trois points après 20 minutes), la Serbie s'est envolée (43-25, 18e).