Pierre Marc Tremblay préside une grande chaîne de restaurants et voyage souvent. Entre deux envolées, il se pose dans l'une des demeures qui font le charme du Vieux-Longueuil.

Valérie Vézina LA PRESSE

Sa maison du 25, rue Grant, compte 15 pièces, une salle d'eau, trois salles de bains. Toutes ont été rénovées ces dernières années, de quoi rendre M. Tremblay assez fier du travail accompli sous son toit... en cuivre ajouté par des propriétaires précédents.

Lui-même a participé aux travaux de restauration parce qu'il ne voulait pas entendre les ouvriers jurer dans sa maison. Il dit s'être réservé les tâches les plus sales et désagréables, comme l'enlèvement des vieux matériaux et le nettoyage des surfaces, pour laisser à ses employés «le plus agréable» de l'ouvrage. Une question d'énergie positive, explique-t-il.

À l'origine, le terrain s'étendait jusqu'au bord de l'eau. C'était un terrain inondable. La donne a changé depuis la construction de la route 132 qui passe maintenant non loin. Il y a une piscine creusée, un spa, un panier de basketball éclairé et même un terrain de pétanque. Combien de parties de pétanque ont-ils disputées? Les résidants éclatent de rire. «C'était une façon d'exploiter une partie sombre du terrain», répond Patricia Chang, mandatée pour vendre cette propriété.

M. Tremblay et Eugénie Francoeur, sa fiancée, ont choisi Mme Chang parce que cette courtière offre un «service d'harmonisation» censée favoriser «la santé, le bien-être et la prospérité». Leur résidence respecterait les principes du feng shui, autrement dit.

De la lumière s.v.p.

Petites fenêtres et pièces cloisonnées peuvent limiter l'arrivée de la lumière dans de vieilles maisons comme celle-ci, érigée en 1895. M. Tremblay a voulu éclaircir son intérieur. «La lumière, c'est essentiel pour moi», indique-t-il en déambulant dans les pièces du rez-de-chaussée. Aucune n'est complètement fermée. Il y a une salle à manger du côté ouest, un bureau doublé d'un salon dans une extension adossée à un mur de briques, une grande salle de lessive contiguë à l'entrée secondaire et, au milieu de tout cela, une cuisine dotée d'équipements récents (cuisinière au gaz à six ronds, deux lavabos, comptoirs en quartz). L'ensemble bénéficie d'un éclairage naturel.

La chambre et la salle de bains principales, au deuxième, sont particulières: une cloison toute vitrée sépare les deux. D'un côté, il y a le lit, de l'autre, une baignoire, le sanitaire, des lavabos en verre, des miroirs et une douche transparente. Une deuxième salle de bains fenêtrée est accessible à l'étage. Il y a une autre chambre à ce niveau.

Le grenier n'est pas en reste. Des poutres contrastent avec le blanc des plafonds. Des ouvertures donnent vers l'ouest. C'est l'un des lieux préférés de Mme Francoeur. Elle y médite et y trouve des idées pour son travail. «Je suis en voyage six mois par année», précise celle qui travaille pour la fondation que le couple a mise sur pied. «J'essaie d'habiter toutes les pièces», confie cette ancienne résidante d'Outremont.

N'empêche que la maison est trop grande, expliquent les quadragénaires. Ils entendent déménager dans une copropriété moins grande. Les quatre niveaux totalisent environ 4000 pi2. Le sous-sol ayant été agrandi, il ferait un logement digne du Vieux-Montréal. Les intéressés y trouveront une salle familiale avec un bar, une salle de bains et deux chambres. «Une maison comme celle-là vaudrait trois fois plus cher à Outremont», fait valoir M. Tremblay.

> Prix demandé: 999 000$ révisé à 899 000$

> Année de construction: 1895

> Nombre de pièces: 15 dont 3 chambres " 3 salles de bains " 1 salle d'eau

> Évaluation municipale (2011): 560 100$

> Impôt foncier (2011): 5840$

> Taxe scolaire (2011): 1079$

> Courtière: Patricia Chang, Immeuble Westmount, 514-946-4307