Une rareté est présentement offerte sur le marché : une maison d’architecte, mais située hors des quartiers centraux de Montréal, soit à Tétreaultville.

Sophie Ouimet Sophie Ouimet
La Presse

Cette combinaison de facteurs est si peu courante que les courtiers n’ont pas réussi à trouver de comparable dans ce quartier, ni dans les autres secteurs de l’est de la ville, que ce soit à Anjou ou à Pointe-aux-Trembles. « Il n’y a pas de précédent de vente de ce genre d’architecture-là dans le quartier. C’est le premier en tout temps », lance le propriétaire de la maison, Guillaume Marcoux, un… architecte, qui a lui-même rénové la maison pour y vivre.

PHOTO ADRIEN WILLIAMS, FOURNIE PAR LES PROPRIÉTAIRES

Les espaces de vie sont en haut, ce qui permet une tout autre perspective sur le quartier.

Quand il l’a acquise, il s’agissait d’un shoebox. La maisonnette aurait été construite par un certain Pierre Tétreault, nul autre que le fondateur de Tétreaultville !

Elle n’avait pas subi de rénovations depuis les 25 dernières années, mais un examen de ses fondations de béton a révélé qu’elles étaient solides, ce qui permettait d’y ériger un second étage sans problème.

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En haut de la cuisine, un bandeau de fenêtre situé entre 10 et 12 pi de hauteur permet une percée visuelle sur la terrasse du toit.

À l’époque des rénovations, le jeune architecte commençait dans le métier et n’avait pas beaucoup d’expérience. Le chantier lui a permis d’apprendre en accéléré, et même de travailler avec son futur associé, Olivier Lajeunesse-Travers, avec qui il a formé la firme Microclimat par la suite.

Vivre en hauteur

PHOTO ADRIEN WILLIAMS, FOURNIE PAR LES PROPRIÉTAIRES

La maison est toujours baignée de lumière, tout en bénéficiant d’une bonne dose d’intimité notamment grâce aux arbres matures en façade avant.

Plutôt que d’accueillir les chambres, le second niveau ajouté à la résidence est consacré aux espaces de vie : cuisine, salon, salle à manger. On trouve deux chambres au rez-de-chaussée, ainsi qu’une troisième au sous-sol, en plus d’une salle familiale.

Il s’agit d’une configuration moins habituelle, mais qui conférait de nombreux avantages, souligne Guillaume Marcoux.

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La façade arrière possède une esthétique similaire. Un escalier en colimaçon permet notamment d’accéder à la terrasse sur le toit.

Dans notre démarche de conception, on voyait d’un bon œil d’aller chercher un peu de lumière naturelle en s’élevant en hauteur. Et aussi, d’aller gagner de l’intimité et d’avoir un rapport au quartier qui est complètement différent.

Guillaume Marcoux

Ce second niveau permet entre autres de travailler avec des hauteurs de plafond différentes et plus intéressantes, en plus de créer des liens visuels entre les étages. Par exemple, l’entrée principale s’ouvre sur une double hauteur, qui donne un aperçu des aires de vie en haut. Et lorsqu’on est au deuxième étage, un bandeau de fenêtre permet une percée visuelle sur la terrasse du toit, en plus de baigner de lumière le centre de la maison.

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Salon, cuisine, salle à manger, sans oublier une jolie bibliothèque intégrée constituent le deuxième étage de la résidence.

Perché en hauteur, on profite d’ailleurs bien plus de la lumière naturelle, tout en bénéficiant effectivement d’une certaine intimité. « On n’a jamais rien installé dans nos fenêtres, que ce soit une toile ou un rideau. Nos fenêtres sont grandes et s’ouvrent vers le quartier, mais il n’y a rien qui filtre. Juste le fait d’être en hauteur, ça nous procure suffisamment d’intimité. »

Et justement, la perspective sur le quartier s’en trouve complètement changée. Puisque la majorité des maisons du secteur sont plutôt basses, on est à la hauteur de la cime des arbres, ce qui crée une atmosphère bien particulière.

PHOTO ADRIEN WILLIAMS, FOURNIE PAR LES PROPRIÉTAIRES

L’entrée s’ouvre sur une double hauteur, ce qu’il n’était pas possible de faire avec le shoebox original.

« Le matin, je prends un malin plaisir à m’asseoir du côté de la façade avant avec ma tasse de thé, et juste vivre l’expérience d’une lumière indirecte qui vient baigner en lumière cet espace-là. On n’est jamais vraiment ébloui de lumière directe dans la maison, ce qui la rend agréable et douce », affirme l’architecte, tout en précisant qu’il n’a jamais eu à ouvrir un interrupteur en plein jour, puisque la luminosité y est toujours suffisante. « Tous les coins et les recoins de la maison sont baignés de lumière avec des jeux d’ombrage, donc on n’a pas besoin de lumière artificielle. »

La propriété en bref

PHOTO ADRIEN WILLIAMS, FOURNIE PAR LES ARCHITECTES

La chambre principale, située au rez-de-chaussée, s’ouvre sur la cour.

Prix demandé : 895 000 $

Année de construction : 2013

Descriptif : Maison d’architecte dans le secteur de Tétreaultville, dans l’est de Montréal. Deux chambres au rez-de-chaussée, une troisième chambre en sous-sol, avec salle familiale. La salle à manger, le salon et la cuisine se trouvent à l’étage. Cour arrière et terrasse sur le toit.

PHOTO ADRIEN WILLIAMS, FOURNIE PAR LES PROPRIÉTAIRES

Vue de la salle de bains principale, également située au rez-de-chaussée.

Superficie du terrain : 2900 pieds carrés

Évaluation municipale : 522 500 $

Impôt foncier : 4423 $

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De la terrasse sur le toit, on ne voit que la cime des arbres, puisque la majorité des maisons des alentours ne possèdent qu’un ou deux étages.

Taxe scolaire : 513 $

Courtiers : Maxime Beaulac et Frédéric Gingras

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