Face à des prix en hausse partout au pays, le ministre fédéral des Finances, Bill Morneau, soutient que le gouvernement libéral cherche des moyens de rendre l'achat d'une maison plus abordable pour les Canadiens de la «génération du millénaire».

Publié le 26 janv. 2019
LA PRESSE CANADIENNE

Depuis son élection, a soutenu le ministre cette semaine dans la région de Toronto, le gouvernement libéral s'est concentré sur trois grands enjeux liés au logement: la pénurie de logements abordables au Canada, la flambée des prix de l'immobilier dans certains marchés et la garantie que les millénariaux puissent acheter leur demeure.

«La partie centrale - la grande partie centrale - est le logement abordable pour la génération du millénaire», a souligné M. Morneau, qui publiera son budget de l'année électorale dans les prochaines semaines. Cet énoncé budgétaire comprendra également les engagements de la plateforme libérale.

«C'est un véritable défi et nous examinons de nombreuses choses pour réfléchir à la manière dont nous pouvons aider à cet égard.»

M. Morneau n'a cependant pas précisé quelles options étaient sur la table. Un porte-parole du ministre a ensuite refusé d'offrir plus de détails.

L'opposition se positionne

Plus tôt cette semaine, le chef du Nouveau Parti démocratique, Jagmeet Singh, a proposé des initiatives qui contribueraient à la construction de 500 000 nouveaux logements abordables au Canada au cours des 10 prochaines années.

La députée conservatrice Karen Vecchio a quant à elle déclaré mardi dans un communiqué que les politiques du gouvernement Trudeau, y compris sa taxe sur le carbone, rendaient le logement moins abordable.

«Les politiques de Justin Trudeau rendent la vie plus chère pour les Canadiens, ce qui pousse leur rêve de posséder une maison de plus en plus loin.»

Et la solution REER?

Dans leur programme électoral de 2015, les libéraux avaient notamment promis d'améliorer le populaire régime d'accession à la propriété, qui permet aux premiers acheteurs d'emprunter jusqu'à 25 000 $ sur leurs épargnes de retraite enregistrées afin de les utiliser dans l'achat d'une maison. La somme doit être remboursée dans les 15 ans.

Mais les libéraux ne semblent pas pressés de respecter cet engagement, qui permettrait aux Canadiens touchés par des événements majeurs de leur vie - mort d'un conjoint, divorce ou prise en charge d'un parent âgé - de puiser dans leurs REER pour les aider à l'achat d'une maison.

Selon des documents internes obtenus par La Presse canadienne en vertu de la Loi sur l'accès à l'information, les libéraux avaient exprimé des doutes sur cette idée, puisqu'ils craignaient de jeter de l'huile sur le feu dans la situation des marchés immobiliers.