Plusieurs facteurs ont incité les architectes Jacques Antoine St-Jean et Guillaume Lévesque à concevoir «le toit» à l'aide de conteneurs maritimes. Certes, leur aspect cool joue en leur faveur. Mais le fait que les boîtes métalliques soient récupérées donne une valeur ajoutée au projet, qui vise la prestigieuse certification écologique LEED. En prime, les unités d'habitation pourraient voir le jour à un coût moindre que si elles étaient construites de façon conventionnelle.

Publié le 9 oct. 2010
Danielle Bonneau LA PRESSE

Les conteneurs maritimes utilisés seraient pour la plupart usagés, explique Jacques Antoine St-Jean. «Ce serait apprécié des gens de la rue, qui sont plus sensibles à l'environnement que le reste de la population», précise-t-il.

L'expertise de Guillaume Lévesque, qui a obtenu son accréditation LEED (Leadership in Energy and Environmental Design) serait, par ailleurs, mise à profit.

Les dimensions des conteneurs maritimes sont standard. Les boîtes métalliques mesurent pour la plupart 2,3 m (8 pieds) de largeur et ont généralement deux longueurs: 5,90 m (20 pieds) ou 12,01 m (40 pieds). Les conteneurs de type High Cube ont une hauteur plus élevée que les 8 pieds et demi habituels.

Les conteneurs de 12 m (40 pieds) seraient privilégiés. «Ce serait plus économique», indique M. St-Jean.

Le prix moyen des conteneurs usagés? De 2000$ à 3000$, selon leur état. «On va percer des ouvertures dedans, fait remarquer M. St-Jean. Mais on va les choisir, ils ne seront pas tout bosselés!»

En ayant recours à des conteneurs, l'architecte estime que la facture sera considérablement réduite. D'importantes économies seraient notamment réalisées en ne recouvrant pas la tôle.

Pour les créateurs, il est en effet important de préserver l'allure extérieure, le fini métallique, plié, des conteneurs.

«La surface sera nettoyée puis enduite d'une peinture spéciale, d'une durée de 20 à 25 ans», précise Jacques Antoine St-Jean.

L'isolation se ferait donc par l'intérieur, par le moyen, probablement, de l'uréthane.