(Washington) Les États-Unis ont exprimé jeudi leur « préoccupation » après la fermeture par l’armée israélienne des bureaux de plusieurs ONG palestiniennes basées en Cisjordanie occupée et accusées de « terrorisme » par l’État hébreu.

Publié le 18 août
Agence France-Presse

« Nous sommes préoccupés par la fermeture par les forces de sécurité israéliennes des bureaux de six ONG dans et autour de Ramallah aujourd’hui », a déclaré le porte-parole du département d’État, Ned Price.

Il a précisé que les autorités américaines étaient au contact de leurs homologues israéliens « à un haut niveau » afin d’obtenir plus d’informations sur ces organisations, ce qu’Israël a promis de fournir.

L’armée israélienne a mené jeudi matin des perquisitions et fermé les bureaux de sept ONG à Ramallah, siège de l’Autorité palestinienne en Cisjordanie, territoire palestinien occupé par Israël depuis 1967.

Il s’agit de six ONG désignées « terroristes » en 2021 et de l’organisation Health Work Committee aussi liée selon Israël au FPLP, un mouvement palestinien d’obédience marxiste doté d’une branche armée.

Le gouvernement israélien avait annoncé en octobre 2021 avoir placé sur sa liste des « organisations terroristes » six ONG palestiniennes liées selon lui au Front populaire de libération de la Palestine (FPLP), une décision fustigée par des organisations de défense des droits humains.

Ces organisations ont toutes nié des liens avec le FPLP.

« Les États-Unis n’ont pas changé leur position ou approche vis-à-vis de ces organisations », a assuré jeudi Ned Price lors d’un point de presse en rappelant que les États-Unis ne leur fournissaient aucun fond.

« Nous n’avons rien vu ces derniers mois qui nous amèneraient à changer » de position, a-t-il encore dit tout en soulignant que l’administration américaine attendrait les nouvelles informations israéliennes pour se prononcer.

De son côté, l’Union européenne a assuré jeudi qu’elle continuerait de soutenir les organisations de la société civile qui ont un rôle à jouer dans la promotion du droit international, les droits humains et les valeurs démocratiques, selon Nabila Massrali, porte-parole du chef de la diplomatie européenne Josep Borrell.