(Nations unies) L’émissaire de l’ONU pour le Yémen, Hans Grundberg, s’est félicité mardi de l’application du cessez-le-feu temporaire dans ce pays, et espéré qu’il sera prolongé à son terme le 2 juin, à l’issue d’une réunion à huis clos avec le Conseil de sécurité.

Publié le 17 mai
Agence France-Presse

Engagée début avril et prévue pour deux mois, « la trêve tient sur le plan militaire ». « Au cours des six dernières semaines, les pertes civiles ont considérablement diminué, les combats se sont fortement réduits sans aucune attaque aérienne venant du Yémen à travers ses frontières et sans aucune frappe aérienne confirmée à l’intérieur » du pays, a-t-il dit lors d’une conférence de presse virtuelle avec des journalistes à New York.

« Des informations font état d’un accès humanitaire accru, y compris sur certaines lignes de front qui étaient auparavant extrêmement difficiles d’accès », a précisé l’émissaire en saluant l’« impact positif considérable sur la vie quotidienne de nombreux Yéménites ».

Hans Grundberg a toutefois indiqué avoir des informations quotidiennement sur des affrontements armés faisant des victimes civiles, sans moyen indépendant de les vérifier, et souligné faire tout pour éviter une escalade.

« Je travaille avec les parties afin de surmonter les défis en suspens et assurer la prolongation de la trêve qui doit expirer dans deux semaines », a déclaré le responsable de l’ONU.

Comme prévu par les accords conclus, « la trêve est renouvelable si les parties le veulent » et des discussions sont en cours avec elles pour garantir une prolongation. « Les parties comprennent bien évidemment les bénéfices apportés par la trêve à la population », a-t-il dit.  

L’émissaire a précisé qu’un deuxième vol commercial était prévu de Sanaa mercredi. Lundi, un avion de la compagnie Yemenia avait décollé de la capitale yéménite pour Amman, assurant le premier vol commercial en six ans au départ de Sanaa, contrôlée par les rebelles houthis.

Depuis son déclenchement en 2014, la guerre au Yémen a provoqué un effondrement de l’économie et des infrastructures et fait près de 380 000 morts (victimes directes et indirectes du conflit) et des millions de déplacés. Une grande partie de la population se trouve dans des conditions de faim aiguë proches de la famine, selon diverses organisations humanitaires.