(Washington) Le conseiller pour la sécurité nationale du Pakistan a déclaré mercredi que le gouvernement afghan et les talibans devaient faire des concessions réciproques pour parvenir à une solution pacifique, au moment où les insurgés profitent du retrait américain d’Afghanistan pour multiplier les gains territoriaux.

Agence France-Presse

Au terme d’une semaine d’entretiens à Washington, Moeed Yusuf a voulu relativiser l’influence d’Islamabad sur les talibans, même si le Pakistan était l’un des trois seuls pays à reconnaître leur régime islamiste radical lorsqu’ils étaient au pouvoir à Kaboul jusqu’à l’intervention militaire américaine après les attentats du 11 septembre 2001.

« Même si nos moyens de pression sont limités, nous les avons utilisés », a-t-il assuré à des journalistes, tout en estimant qu’ils avaient « encore diminué » avec le départ des forces étrangères d’Afghanistan, quasiment achevé.

« Nous avons dit très clairement que nous n’accepterions pas une prise du pouvoir par la force », a-t-il ajouté.

Mais il a semblé réclamer un plus grand investissement des États-Unis en faveur d’un règlement diplomatique du conflit, et a estimé que le gouvernement afghan devait lui aussi cesser d’espérer une victoire militaire.

« Il faudra des concessions étant donnée la réalité sur le terrain. Mais la violence doit cesser », a-t-il martelé.