(Erbil) Le pape François a rencontré dimanche soir à Erbil, au Kurdistan irakien, le père d’Alan Kurdi, le petit garçon syrien, mort noyé en mer Égée, devenu un tragique symbole de la crise des réfugiés en 2015.

Agence France-Presse

Les photographies du corps du garçonnet de trois ans échoué sur une plage de Turquie avaient provoqué un choc et une prise de conscience concernant les réfugiés de la guerre en Syrie.

PHOTO NILUFER DEMIR, ARCHIVES DOGAN NEWS AGENCY VIA AFP

Le corps d’Alan Kurdi a été repêché sur une plage de Turquie, le 2 septembre 2015.

« Le pape s’est entretenu longuement avec Abdullah Kurdi », qui vit désormais au Kurdistan irakien, « et a pu écouter la douleur d’un père ayant perdu sa famille », indique un communiqué du Vatican, alors que le souverain pontife a fait de l’accueil des réfugiés l’un des thèmes majeurs de son pontificat.

Alan Kurdi est mort noyé avec son frère aîné Galip et sa mère Rehanna lorsque leur embarcation pneumatique avait coulé en pleine mer Égée. La famille originaire de Kobané, dans le nord de la Syrie, voulait rejoindre le Canada.

PHOTO ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNE

Alan Kurdi

Le pape François a conclu dimanche soir sa visite en Irak, la première d’un pape dans l’histoire du pays, avec une messe dans un stade d’Erbil.

Depuis vendredi, il a sillonné Bagdad, Mossoul ou Qaraqosh dans le nord supplicié par les djihadistes, et porté la cause de l’une des plus anciennes communautés chrétiennes mais aussi l’une des plus dispersées dans le monde jusque devant le grand ayatollah Ali Sistani, référence religieuse de la plupart des musulmans chiites.

Lors d’un de ses discours, le pape François a appelé à la « paix » au Moyen-Orient et « en particulier en Syrie martyrisée » où une révolte populaire a dégénéré en une guerre complexe il y a tout juste 10 ans, faisant plus de 387 000 morts.