(Sanaa) Des milliers de partisans des rebelles yéménites sont descendus dans la rue lundi à Sanaa pour protester contre le classement des Houthis comme « terroristes » par l’administration de l’ancien président américain Donald Trump.

Agence France-Presse

Dimanche, plusieurs ONG ont demandé au président américain Joe Biden de revenir sur cette décision de nature à affecter la distribution d’aide à des millions de Yéménites au bord de la famine.

Selon ces organisations, les exemptions aux sanctions concédées aux « projets humanitaires » ne fournissent pas de garanties suffisantes.

Le secrétaire d’État américain désigné, Antony Blinken, a promis la semaine dernière de « réexaminer immédiatement » cette décision, en raison notamment des craintes d’aggravation de la crise humanitaire dans ce pays pauvre en guerre depuis six ans.

« L’Amérique est la mère du terrorisme » et « mort à l’Amérique », ont scandé lundi les manifestants à Sanaa, capitale du Yémen contrôlée par les rebelles. « Qui tue le peuple yéménite ? L’Amérique », ont crié d’autres protestataires.

« Cela ne fera que nous donner plus de force », a déclaré à l’AFP Ahmed Charafeddine, un responsable rebelle qui participait à la manifestation.

Un autre manifestant a déclaré que la marche, la deuxième du genre en une semaine à Sanaa, était « le reflet de la fermeté du peuple yéménite ».

Le conflit au Yémen oppose depuis six ans les rebelles houthis, soutenus par l’Iran, aux forces loyales au gouvernement, appuyées depuis 2015 par une coalition militaire dirigée par l’Arabie saoudite.

Il a provoqué, selon l’ONU, la pire crise humanitaire en cours dans le monde, faisant des dizaines de milliers de morts et des millions de déplacés.