(Washington) L’armée américaine a qualifié vendredi de « succès » ses frappes aériennes de la nuit en Irak contre une milice pro-iranienne, annonçant maintenir désormais deux porte-avions dans la région pour répondre à la menace posée par l’Iran, qui reste « très élevée ».

Agence France-Presse

« Nous considérons que c’est un succès sur tous les sites et nous sommes très satisfaits du niveau de dommages que nous avons pu infliger », a déclaré le général Kenneth McKenzie, le chef du commandement central de l’armée américaine (CENTCOM), qui couvre notamment le Moyen-Orient et l’Asie Centrale.

L’armée américaine a frappé cinq positions proches de Bagdad des Brigades du Hezbollah, une milice pro-iranienne dont certains éléments sont intégrés à l’armée irakienne, à titre de représailles après la mort de deux militaires américains dans une attaque à la roquette sur une base de la coalition internationale en Irak.

PHOTO D’ARCHIVES MINISTÈRE AMÉRICAIN DE LA DÉFENSE

Un avion de combat F-16 au décollage.

Les frappes ont été menées par des avions de combat – et non des drones – équipés d’armement « précisément calibrés » pour infliger un minimum de dommages collatéraux, a précisé le général McKenzie au cours d’un point presse au Pentagone.

« Je n’ai pas encore de chiffres […] mais nous pensons que les dommages collatéraux seront très limités », a-t-il ajouté.

Selon un communiqué de l’armée irakienne, trois militaires et deux policiers ont été tués dans la province de Babylone notamment, ainsi qu’un civil travaillant sur le site de l’aéroport en construction de Kerbala.

« Je veux réaffirmer que ces frappes défensives étaient destinées à détruire des armes conventionnelles sophistiquées fournies par l’Iran et que les États-Unis ont agi à titre d’autodéfense, en réponse à une attaque directe et délibérée contre une base irakienne abritant des forces de la coalition », a souligné le général McKenzie.

Désormais deux porte-avions au lieu d’un

La menace posée par le régime iranien « reste très élevée », a-t-il ajouté. « Je ne pense pas que les tensions se soient calmées » depuis la mort début janvier de l’influent général iranien Qassem Soleimani, tué dans une frappe américaine à Bagdad.

PHOTO D’ARCHIVES MARINE AMÉRICAINE

Le USS John C. Stennis, qui croisait dans le détroit d’Aden en avril 2019.

Le chef du Centcom a ajouté avoir demandé et obtenu du ministre de la Défense Mark Esper la permission de maintenir dans la région deux porte-avions, pour la première fois depuis 2012. « Nous avons la flexibilité, la capacité et la volonté de répondre à n’importe quelle menace ».