(Téhéran) L’Iran a mis en garde vendredi le président Donald Trump contre toute « action dangereuse », après des frappes aériennes américaines sur des positions d’une milice pro-iranienne en Irak.  

Agence France-Presse

« Les États-Unis ne peuvent pas blâmer les autres, […] pour les conséquences de leur présence illégale en Irak et les réactions de son peuple à l’assassinat et au meurtre de commandants et de combattants irakiens », a déclaré dans un communiqué le porte-parole des Affaires étrangères iraniennes, Abbas Moussavi.

« Au lieu de mener des actions dangereuses et de lancer des accusations infondées, M. Trump devrait reconsidérer la présence et le comportement de ses troupes dans la région », a encore dit M. Moussavi.

Son communiqué a été publié quelques heures après l’annonce du Pentagone que les États-Unis avaient mené en Irak des frappes nocturnes contre les Brigades du Hezbollah, une faction du Hachd al-Chaabi, coalition de paramilitaires favorable à l’Iran.

Selon les États-Unis, ces frappes visaient cinq unités de stockage d’armement des Brigades du Hezbollah, en riposte à la mort mercredi de deux militaires américains dans une attaque à la roquette sur une base de la coalition internationale en Irak.

PHOTO MOHAMMED SAWAF, AGENCE FRANCE-PRESSE

Cinq membres des forces irakiennes et un civil ont été tués dans les frappes de représailles américaines en Irak, a indiqué vendredi l’armée irakienne, dénonçant « une escalade menaçant la sécurité ».

L’attaque de mercredi était la 22e depuis fin octobre contre des intérêts américains en Irak dont l’ambassade américaine.

Elle n’a pas été revendiquée mais Washington avait accusé les factions du Hachd al-Chaab pour des violences similaires récentes.

Une trentaine de roquettes avaient été tirées mercredi soir sur la grande base de Taji, dans la banlieue de Bagdad, qui abrite des militaires de la coalition.  

Deux militaires américains et une militaire britannique ont été tués dans cette attaque, qui a également fait 14 blessés américains, britanniques, polonais et autres, dont cinq sont dans un état grave.

Les factions irakiennes pro-Iran promettent régulièrement de « venger » leur chef, Abou Mehdi al-Mouhandis, tué en janvier à Bagdad par Washington aux côtés du général iranien Qassem Soleimani.

L’Iran a toujours nié soutenir les milices irakiennes.