(Koweït) Le Koweït a annoncé jeudi que le prochain sommet du Conseil de coopération du Golfe (CCG) se tiendrait le 5 janvier en Arabie saoudite, pays qui a récemment exprimé sa volonté de résoudre le différend qui l’oppose, avec d’autres voisins, au Qatar.

Agence France-Presse

Poids lourd régional, l’Arabie Saoudite tente de mettre fin à la « crise du Golfe » : en 2017, l’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis, Bahreïn et l’Égypte ont rompu leurs relations avec le Qatar, accusé de soutenir les mouvements islamistes, ce que Doha nie.

Lors d’une réunion avec les ambassadeurs du CCG, le ministre des Affaires étrangères koweïtien Ahmed Nasser al-Mohammed Al-Sabah, « a exprimé sa volonté que le sommet du Golfe se tienne en Arabie saoudite le 5 janvier 2021 », selon un communiqué du ministère.

« Ceci témoigne de la volonté de tenir des sessions régulières pour réaliser les ambitions communes » des pays du Golfe, a déclaré le ministre, dont le pays fait office de médiateur dans cette crise.

Le ministre saoudien des Affaires étrangères, Fayçal ben Farhan Al-Saoud, avait déclaré au début du mois que le royaume et ses trois alliés étaient « en pleine coordination » pour parvenir à une « résolution finale » du différend avec le Qatar.

L’Égypte et les Émirats arabes unis ont ensuite officiellement apporté leur soutien aux négociations même si, selon des sources diplomatiques, Abou Dabi répugne à céder face à Doha, son rival sur de nombreux dossiers régionaux.

La fermeture d’Al-Jazeera réclamée

Le quatuor anti-Qatar avait imposé treize conditions pour lever son boycottage, dont la fermeture d’Al-Jazeera, célèbre chaîne d’information décriée par certains régimes du monde arabe pour ses critiques à leur encontre.

Doha, qui avait également été sommée de réduire ses relations étroites avec l’Iran et la Turquie, a toujours rejeté ces exigences.

Selon diverses sources proches des négociations, les pays du Golfe pourraient avoir trouvé un accord de « portée limitée » prévoyant une « solution provisoire » afin de réduire les tensions au sein du CCG.

Ces espoirs de dégel interviennent à quelques semaines de l’investiture du président américain élu Joe Biden, qui avait tenu des propos sévères à l’encontre de l’Arabie saoudite durant sa campagne.