(Montréal) L’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI) a appelé vendredi l’Iran à « accélérer son enquête » et à publier son rapport final sur l’écrasement d’un Boeing ukrainien abattu en janvier au-dessus de Téhéran.

Agence France-Presse

Le vol PS 752 d’Ukraine International Airlines à destination de Kiev s’était écrasé peu après son décollage de la capitale iranienne le 8 janvier, tuant les 176 personnes à bord, en majorité des Iraniens et des Canadiens.

Après trois jours de démentis, les forces armées iraniennes avaient reconnu avoir abattu l’avion par « erreur », en pleine montée des tensions entre Washington et l’Iran.

Les 36 membres du Conseil de l’OACI, organe exécutif de cette agence de l’ONU basée à Montréal, ont appelé l’Iran à « accélérer son enquête » et à produire son « rapport final » sur ce drame, selon un communiqué.

« Nous avons eu plusieurs échanges avec l’Autorité de l’aviation civile iranienne pendant lesquels nous avons appelé ces autorités à accélérer l’enquête sur l’accident conformément à l’annexe 13 de l’OACI », a déclaré le président du Conseil de l’agence onusienne, Salvatore Sciacchitano.

Cette annexe préconise qu’un rapport final sur un accident d’avion doit être produit au plus tard un an après l’écrasement, rappelle l’OACI.

M. Sciacchitano et le ministre canadien des Transports Marc Garneau ont souligné la « douleur et les attentes » de l’association des familles des victimes du vol PS 752, indique le communiqué.

Une deuxième série de discussions sur une possible compensation financière de la part de l’Iran, réclamée par les victimes de plusieurs pays dont le Canada, s’est tenue le mois dernier à Téhéran.

Le Canada, qui a perdu 55 ressortissants et 30 résidents permanents dans l’accident, avait annoncé début octobre la mise en place de sa propre équipe d’enquêteurs pour « collecter et analyser » les informations disponibles sur le drame.

La direction de l’aviation civile iranienne a affirmé que le mauvais réglage d’un radar d’une unité antiaérienne avait été la principale « erreur humaine » à l’origine de la catastrophe.