(Téhéran) Le guide suprême iranien a raillé le « spectacle » qu’offre selon lui la présidentielle aux États-Unis, où le candidat sortant Donald Trump a lancé une bataille judiciaire avant même la fin du dépouillement du scrutin du 3 novembre.

Agence France-Presse

« Quel spectacle ! L’un dit que c’est l’élection la plus frauduleuse de l’histoire des États-Unis. Et qui dit cela ? Le président qui est actuellement en poste », indique un message publié dans la nuit de mercredi à jeudi sur le compte Twitter en anglais de l’ayatollah Ali Khamenei.

« Son rival (Joe Biden) dit que Trump a l’intention de truquer l’élection. Voilà ce que sont les #ElectionsAméricaines et la démocratie aux États-Unis », ajoute M. Khamenei.

Ennemis de plus de 40 ans, la République islamique et les États-Unis sont apparus par deux fois au bord de la guerre depuis juin 2019 sur fond de tensions dans le Golfe et autour de l’accord international sur le nucléaire iranien de 2015 dénoncé par M. Trump en 2018.

À l’occasion des législatives en Iran, les États-Unis avaient annoncé en février des sanctions essentiellement symboliques contre cinq responsables iraniens après la mise à l’écart de milliers de candidats réformateurs ou modérés au scrutin.

Washington « ne tolérera pas la manipulation des élections pour favoriser l’agenda pernicieux du régime » iranien, avait alors déclaré le secrétaire au Trésor Steven Mnuchin à quelques jours de ce scrutin ayant débouché sans surprise sur un raz-de-marée conservateur.

Une dizaine de jours avant les élections du 3 novembre aux États-Unis, le directeur du renseignement américain a accusé l’Iran d’avoir envoyé des courriels « visant à intimider les électeurs, à inciter aux troubles sociaux et à nuire au président Trump ».

Les autorités américaines « ont fait une allégation infondée à l’approche de l’élection, afin de justifier le scénario antidémocratique qu’elles ont déjà préparé », a alors dénoncé Téhéran.