(Ryad) Le roi Salmane d’Arabie saoudite, 84 ans, a subi jeudi « avec succès » l’ablation de sa vésicule biliaire, trois jours après avoir été admis à l’hôpital, a annoncé le cabinet royal.

Agence France-Presse

Il est rare que l’Arabie saoudite communique sur l’état de santé du monarque qui dirige depuis 2015 le royaume, premier exportateur de pétrole brut au monde et plus grande économie du monde arabe.

Le roi Salmane est le second dirigeant d’un pays arabe du Golfe à être hospitalisé ces derniers jours. L’émir du Koweït, cheikh Sabah al-Ahmad Al-Sabah, 91 ans, s’est rendu jeudi aux États-Unis pour suivre des traitements médicaux.

Le roi Salmane « a subi aujourd’hui (jeudi) une opération par laparoscopie pour enlever la vésicule biliaire à l’hôpital spécialisé King Faisal à Riyad », a déclaré le cabinet royal dans un communiqué diffusé par l’agence officielle SPA.

Il doit rester en convalescence à l’hôpital pendant un certain temps après l’opération « réussie », a ajouté le communiqué.

Lors d’un entretien téléphonique, le prince héritier d’Arabie saoudite Mohammed ben Salmane a « rassuré » le président américain Donald Trump sur la bonne santé du roi, selon SPA.

Le souverain saoudien a présidé mercredi par visioconférence depuis l’hôpital une réunion du Conseil des ministres.

Son hospitalisation lundi pour une inflammation de la vésicule biliaire a provoqué le report d’une visite à Riyad du premier ministre irakien Moustafa al-Kazimi.

Sous le règne du roi Salmane, le royaume ultraconservateur qui applique une version rigoriste de l’islam a lancé des réformes économiques pour l’après-pétrole. Il a également adopté une politique étrangère plus affirmée et est entré en guerre contre les rebelles yéménites, soutenus par l’Iran, son rival régional.

L’Arabie saoudite a été confrontée à une série de controverses depuis que le fils du roi Salmane a été nommé prince héritier en juin 2017, en particulier après l’assassinat en octobre 2018 du journaliste saoudien et critique du pouvoir à Riyad, Jamal Khashoggi, au consulat de son pays à Istanbul.

Le prince héritier a été désigné par des responsables turcs et américains comme le commanditaire du meurtre. Riyad a affirmé qu’il avait été commis par des agents saoudiens ayant agi seuls et sans recevoir d’ordres de leurs dirigeants.