(Maasaran) Au moins 14 civils ont été tués mardi dans des bombardements du régime de Damas sur la province d’Idleb, dans le nord-ouest de la Syrie, selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH).

Agence France-Presse

Les bombardements ont également fait 18 blessés, dont certains dans un état grave d’après l’OSDH, dans cette région qui échappe toujours au régime et qui a fait l’objet d’un cessez-le feu fin août, fragilisé par de réguliers bombardements et affrontements depuis plusieurs semaines.

La province d’Idleb est dominée par les djihadistes du groupe Hayat Tahrir al-Cham (HTS), ex-branche syrienne d’Al-Qaïda.  

Cette région et des secteurs adjacents des provinces d’Alep, Hama et Lattaquié, abritent aussi plusieurs autres groupuscules djihadistes et des rebelles affaiblis.

Dans la région d’Idleb, dans le village de Maasaran, où quatre civils ont péri, les bombardements ont visé un marché, endommageant les devantures de plusieurs commerces de vêtements et de légumes, a constaté un correspondant de l’AFP sur place.

Devant l’un des magasins, le sol est recouvert de taches de sang, selon lui. Des vêtements, échappés de la boutique à la vitrine détruite, sont également par terre.

« Ceci est l’œuvre du régime », a lancé l’un des habitants qui aidait le propriétaire de la boutique à récupérer quelques vêtements.

Entre fin avril et fin août, Idleb a été pilonnée sans répit par l’armée syrienne, appuyée par l’aviation russe. L’offensive a tué près d’un millier de civils, selon l’OSDH, et déplacé plus de 400 000 personnes, d’après l’ONU.

En dépit de la trêve, les bombardements et combats au sol, d’abord sporadiques, se sont intensifiés, tuant plus de 240 civils depuis fin août en plus de centaines de combattants des deux camps, selon l’OSDH.

En octobre, le président syrien Bachar al-Assad a effectué sa première visite dans la province depuis le début de la guerre en 2011, affirmant que la bataille d’Idleb était la clé pour y mettre fin.

Le conflit en Syrie, déclenché en 2011 par la répression de manifestations prodémocratie par le régime de Damas, a fait plus de 370 000 morts et des millions de déplacés.