(Téhéran) Le porte-parole du gouvernement iranien Ali Rabiei a indiqué lundi que le tanker battant pavillon britannique arraisonné en juillet par l’Iran dans le détroit d’Ormuz était désormais « libre de ses mouvements ».

Agence France-Presse

« La procédure légale a pris fin et les conditions pour permettre de relâcher le pétrolier sont remplies de telle sorte que le tanker est désormais libre de ses mouvements », a déclaré lors d’une conférence de presse M. Rabiei, en référence au navire suédois Stena Impero.

Il n’a pas précisé quand le navire reprendrait la mer.

Une porte-parole du gouvernement britannique a indiqué à l’AFP que Londres « continuait d’appeler l’Iran à relâcher immédiatement le Stena Impero et le reste de son équipage, toujours illégalement détenu ».  

« La saisie illégale par l’Iran d’un navire […] est inacceptable et sape les lois internationales », a-t-elle ajouté.

Le pétrolier de 183 mètres, arraisonné le 19 juillet par les Gardiens de la Révolution, l’armée idéologique de la République islamique, avait été conduit dans le port de Bandar Abbas (sud).

Les autorités iraniennes avaient accusé le navire d’avoir ignoré des appels de détresse et d’avoir éteint son transpondeur après être entré en collision avec un bateau de pêche.

Le Stena Impero a été arraisonné avec un équipage de 23 personnes à bord. Sept d’entre elles ont été libérées le 4 septembre.

Stena Bulk, la société propriétaire du pétrolier, avait déclaré dimanche espérer une libération rapide du navire, tout en faisant preuve de prudence.

« Nous ne voulons rien considérer comme acquis. Nous voulons nous assurer que le navire quitte les eaux territoriales iraniennes », avait déclaré le directeur de Stena Bulk Erik Hanell à la chaîne suédoise SVT.

Le 4 juillet, cette saisie était intervenue quelques heures après l’annonce par le tribunal de Gibraltar de la prolongation de la saisie du pétrolier iranien Grace 1, par la police et les douanes de ce territoire britannique situé à l’extrême sud de l’Espagne.

L’Iran avait nié qu’il s’agissait de représailles.

Après avoir été autorisé à repartir le 15 août, ce pétrolier – renommé Adrian Darya 1 – avait quitté Gibraltar le 18, sous pavillon iranien, malgré une demande de dernière minute des États-Unis de prolonger l’immobilisation du navire, qui a fini par être placé sur la liste noire de Washington.