(Beyrouth) Au moins 60 combattants ont péri mardi dans les affrontements entre les forces du régime d’un côté et les djihadistes et les rebelles de l’autre dans la province d’Idleb en Syrie, que le pouvoir cherche à reprendre, selon une ONG syrienne.

Agence France-Presse

La majeure partie de la province d’Idleb (nord-ouest) ainsi que des secteurs adjacents des provinces d’Alep et Lattaquié restent dominés par les djihadistes de Hayat Tahrir al-Cham (HTS, ex-branche syrienne d’Al-Qaïda). Des groupes rebelles proturcs y sont aussi présents.

Soutenus par l’aviation russe, les prorégime ont repris ces derniers jours plusieurs localités du sud de la province d’Idleb, poursuivant leur offensive au sol lancée le 8 août, après plus de trois mois de bombardements aériens et à l’artillerie quasi quotidiens.

Ils ont en outre repris la grande majorité de la province d’Hama, également voisine de celle d’Idleb, à l’exception de quelques villages dans le Nord. À Hama, ils encerclent surtout un poste d’observation de l’armée turque qui dispose depuis près de deux ans de douze installations de ce genre à Idleb et Hama.

Selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH), qui s’appuie sur un vaste réseau de sources dans la Syrie en guerre, 60 combattants – 29 prorégime et 31 rebelles et djihadistes –, ont péri dans les combats sur plusieurs fronts de la province d’Idleb, frontalière de la Turquie.

En outre, 10 civils ont été tués dans les raids aériens du régime dans la même province, a indiqué l’OSDH.

Après la reprise de la ville clé de Khan Cheikhoun dans le sud de la province d’Idleb, le régime vise la région de Maaret al-Noomane, plus au nord, selon l’ONG. Ces deux villes sont situées sur une autoroute reliant la capitale Damas à la grande ville du Nord, Alep, toutes deux tenues par le pouvoir de Bachar al-Assad.

Depuis fin avril, les bombardements du régime syrien et de son allié russe ont tué environ 900 civils dans la région d’Idleb, selon l’OSDH. Et plus de 400 000 personnes ont été déplacées, d’après l’ONU.

Déclenchée en 2011 par la répression par le pouvoir de manifestations prodémocratie, la guerre en Syrie a fait plus de 370 000 morts.