Source ID:; App Source:

Accord éventuel avec Israël: Kushner doute de la volonté d'Abbas

Dans une rare interview, accordée au journal palestinien Al-Qods,... (Photo Mohamad Torokman, REUTERS)

Agrandir

Dans une rare interview, accordée au journal palestinien Al-Qods, le gendre de Donald Trump a réaffirmé la volonté des États-Unis de relancer le processus de paix israélo-palestinien, avec ou sans les Palestiniens à la table des négociations.

Photo Mohamad Torokman, REUTERS

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Agence France-Presse
Jérusalem

Le conseiller du président américain Donald Trump, Jared Kushner, qui effectue une tournée dans la région, s'est interrogé dimanche sur la capacité, mais aussi la volonté du président palestinien Mahmoud Abbas de faire des concessions en vue d'un accord de paix avec Israël.

Dans une rare interview accordée au journal palestinien Al-Qods, le gendre de Donald Trump a réaffirmé la volonté des États-Unis de relancer le processus de paix israélo-palestinien, avec ou sans les Palestiniens.

«Le président (Mahmoud) Abbas dit qu'il est attaché à la paix et je n'ai aucune raison de ne pas le croire», a déclaré M. Kushner à Al-Qods. «Cependant, je me demande dans quelle mesure le président Abbas a la capacité ou la volonté de s'engager afin de conclure un accord».

«Les deux parties devront faire un pas en avant et se retrouver à mi-chemin (...). Je ne suis pas sûr que le président Abbas soit en mesure de faire cela», a-t-il ajouté.

Après son arrivée à la Maison-Blanche en janvier 2017, Donald Trump a chargé Jared Kushner de formuler un plan en vue de parvenir à un «accord ultime» entre Israël et les Palestiniens.

Depuis le 19 juin, M. Kushner a rencontré différents dirigeants régionaux, dans le cadre d'une discrète tournée effectuée en compagnie de l'émissaire spécial de Donald Trump pour le Moyen-Orient, Jason Greenblatt.

«Politique qui contraint»

Aucune rencontre n'est toutefois prévue avec les responsables palestiniens: les contacts entre l'Autorité palestinienne et Washington sont rompus depuis que Donald Trump a décidé de reconnaître Jérusalem comme capitale d'Israël en décembre.

Les Palestiniens considèrent Jérusalem-Est comme leur future capitale, insistant sur le fait que le statut de la ville doit être négocié dans le cadre d'un accord de paix, comme le préconise la communauté internationale.

Au journal Al-Qods, Jared Kushner a affirmé que le plan américain, dont aucun détail précis n'a filtré, était «presque prêt», et qu'il pourrait être présenté sans le consentement des Palestiniens.

«Si le président Abbas est prêt à revenir à la table (des négociations), nous sommes prêts à discuter, sinon nous publierons probablement le plan», a-t-il dit.

Le haut responsable palestinien Saëb Erakat a réagi en estimant que le gendre du président Trump était «le représentant d'une politique qui contraint plutôt que négocie».

Dans un communiqué, il a déploré le refus des États-Unis «de mentionner les droits des Palestiniens ou un État palestinien».

Selon M. Erakat, le plan américain «consolide la mainmise coloniale d'Israël sur les terres et les vies palestiniennes».

Mais «la Palestine et les droits des Palestiniens ne sont pas à vendre», a-t-il ajouté, en référence aux propos de M. Kushner pour qui la paix permettrait aux Palestiniens d'atteindre une certaine prospérité économique.

MM. Kushner et Greenblatt se sont rendus en Jordanie, en Arabie Saoudite et en Égypte. Ils ont rencontré vendredi et samedi soir le premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou, qui s'est félicité de ces entretiens, évoquant un «soutien (américain) total» à Israël.




la boite: 1600127:box; tpl: 300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

Autres contenus populaires

La liste:-1:liste; la boite:219:box; tpl:html.tpl:file
image title
Fermer