Le guide suprême iranien a condamné mardi les propos insultants prêtés au président américain Donald Trump à l'encontre de plusieurs pays du Sud, y voyant la preuve que les États-Unis mentent lorsqu'ils disent se soucier des droits de l'homme.

AGENCE FRANCE-PRESSE

«Faisant référence à l'allégation des États-Unis selon laquelle ceux-ci soutiennent les droits de l'homme», l'ayatollah Ali Khamenei a déclaré: «La personne qui est aujourd'hui en poste en Amérique affiche la position de son pays de façon claire et éhontée», indique un communiqué officiel publié sur le site internet du guide.

«Bien sûr, ses prédécesseurs aussi soutenaient la même position, mais ne l'exposaient pas aussi clairement (que le montrent) ses récentes remarques sur l'Afrique, l'Amérique latine et d'autres races, qui sont un exemple de violation des droits de l'homme», a ajouté M. Khamenei lors d'un discours devant des chefs de Parlement de pays musulmans en visite à Téhéran.

«Il faut que soient révélées les allégations fallacieuses» des États-Unis en matière de droits de l'homme, a encore affirmé le numéro un de la République islamique.

Des propos prêtés par la presse américaine à M. Trump et qualifiant de «pays de merde» des nations africaines et Haïti ont provoqué un concert d'indignation en Afrique et au-delà.

Vendredi, le président américain a reconnu sur Twitter qu'il avait employé un langage «dur» la veille lors d'une réunion avec plusieurs sénateurs sur l'immigration, mais a laissé entendre qu'il n'avait pas utilisé l'expression «pays de merde».

«Grand Satan» dans la phraséologie de la République islamique d'Iran, les États-Unis accusent régulièrement Téhéran de violer les droits de l'homme.