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Israël: le président Peres favorable au gouvernement d'union palestinien

Le président sortant Shimon Peres (à gauche), l'élu... (PHOTO MENAHEM KAHANA, ARCHIVES AFP)

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Le président sortant Shimon Peres (à gauche), l'élu Reuven Rivlin (au centre) et le premier ministre Benyamin Nétanyahou, à la Knesset en 2009.

PHOTO MENAHEM KAHANA, ARCHIVES AFP

Agence France-Presse
JÉRUSALEM

Le président sortant israélien Shimon Peres a salué jeudi la formation du gouvernement d'union palestinien, se démarquant à nouveau du premier ministre Benyamin Nétanyahou.

«L'idée d'un gouvernement est bonne», a déclaré M. Peres à la chaîne de télévision internationale israélienne i24news. Âgé de 90 ans, il doit quitter ses fonctions le 28 juillet après l'élection mardi de son successeur Reuven Rivlin, un faucon nationaliste.

«Le Hamas ne fait pas partie du gouvernement et il est clair que s'il avait fait son entrée dans ce gouvernement personne ne l'aurait soutenu», a souligné M. Peres.

«Le Hamas doit dire non au terrorisme. Ils sont si pauvres, pourquoi dépensent-ils tant dans les armes? Nous avons quitté Gaza (en 2005 : NDLR), ils sont libres, indépendants, pourquoi continuent-ils de tirer? Que veulent-ils?», a-t-il ajouté, selon la transcription de son interview qui sera diffusée jeudi soir.

Le nouveau gouvernement palestinien résulte de l'accord de réconciliation signé le 23 avril entre l'Organisation de libération de la Palestine (OLP) et le Hamas pour mettre fin à la division politique depuis 2007 entre la Cisjordanie, dont l'Autorité palestinienne administre les zones autonomes, et bande de Gaza, contrôlée par le mouvement islamiste et sous blocus israélien.

La réaction du président Peres tranche avec les condamnations répétées de Benyamin Nétanyahou, dont le gouvernement a relancé massivement la colonisation en guise de représailles à l'intronisation du nouvel exécutif palestinien.

Ce dernier a obtenu le soutien conditionnel de la communauté internationale, y compris des États-Unis, au grand dam d'Israël qui a accusé son allié américain de «trahison».

Évoquant l'échec de l'initiative de paix lancée en juillet dernier par le secrétaire d'État américain John Kerry, le président sortant estime que «les négociations devraient être discrètes (...) et non une compétition de discours».

«Parfois, il est nécessaire de mettre certaines choses de côté, aucun d'entre nous n'est parfait. Il y a deux choses qu'on ne peut pas faire les yeux ouverts : faire l'amour et faire la paix», explique-t-il à I24news.

Interrogé sur le programme nucléaire iranien et les menaces de frappe préventives israéliennes, M. Peres, là encore en désaccord avec «Bibi» Nétanyahou, est d'avis qu'Israël devrait «laisser les Américains gérer les choses».

Enfin, le président nonagénaire confirme qu'il fait ses adieux à la scène politique.

«Je ne retournerai pas en politique. Je vais mobiliser des entreprises afin qu'elles fassent de grandes choses, par exemple aider le monde arabe à rejoindre l'ère digitale», conclut-il.

Grâce à sa notoriété internationale, Shimon Peres aura usé jusqu'au bout de la fonction présidentielle, largement protocolaire en Israël, pour promouvoir la paix, au point d'irriter la droite nationaliste et d'apparaître souvent comme le seul opposant à Benyamin Nétanyahou.




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