Les forces israéliennes démantèlent un camp de militants palestiniens

En 2013, les démolitions ont atteint leur plus... (PHOTO AMMAR AWAD, ARCHIVES REUTERS)

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En 2013, les démolitions ont atteint leur plus haut niveau en cinq ans, avec «une augmentation de 43 % des démolitions et de 74 % des déplacés».

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Agence France-Presse
JÉRUSALEM

Les forces israéliennes ont démantelé tôt vendredi un camp de manifestants palestiniens installé il y une semaine à Aïn Hijleh, dans la vallée du Jourdain, en Cisjordanie occupée, a-t-on appris de sources concordantes.

Par ailleurs, des heurts ont eu lieu vendredi en début d'après-midi sur l'esplanade des Mosquées à Jérusalem-Est occupé et annexé, se soldant par cinq arrestations pour jets de pierres, selon le porte-parole de la police israélienne, Micky Rosenfeld, et au moins sept blessés, a constaté un photographe de l'AFP.

Au même moment, sept Palestiniens ont été blessés par balle par des tirs de soldats israéliens à l'entrée du camp de réfugiés de Jalazoune, près de Ramallah, selon des sources médicales.

Une force combinée comprenant des militaires, des garde-frontières et des policiers israéliens a «évacué dans la nuit une manifestation d'une semaine dans le centre de la vallée du Jourdain», selon un communiqué militaire israélien.

«Avant l'évacuation, l'armée et les garde-frontières ont appelé les provocateurs à partir de leur propre gré, ils n'ont pas obtempéré», a affirmé l'armée israélienne, justifiant cette dispersion par «des jets de pierres cette semaine sur la principale route de la vallée du Jourdain et d'autres considérations juridiques».

Une militante participant à ce campement, Diana al-Zeer, a déclaré à l'AFP que «l'armée était entrée dans le village sans prévenir en lançant des grenades assourdissantes», dénonçant des «violences lors de l'évacuation».

Le 31 janvier, quelque 300 Palestiniens et militants israéliens et étrangers s'étaient installés dans une dizaine de maisons palestiniennes abandonnées de ce village proche de Jéricho, dans l'est de la Cisjordanie, baptisant l'opération «Melh al-Ard» (sel de la terre en arabe).

Ils entendaient ainsi protester contre le refus du premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou d'un retrait militaire de la vallée du Jourdain et d'un démantèlement des colonies israéliennes installées dans cette région, même après un accord de paix avec les Palestiniens.

Un collectif de 25 organisations humanitaires, dont Action contre la Faim (ACF), Oxfam et Handicap International a dénoncé jeudi dans un communiqué conjoint l'intensification des démolitions d'habitations palestiniennes par Israël depuis la reprise des négociations de paix fin juillet, en particulier dans la vallée du Jourdain.

Les démolitions au plus haut en cinq ans

En 2013, les démolitions ont atteint leur plus haut niveau en cinq ans, avec «une augmentation de 43 % des démolitions et de 74 % des déplacés», entre le 28 juillet et le 31 décembre 2013 par rapport à la même période de 2012, soulignent ces ONG, citant les statistiques du Bureau de coordination des Affaires humanitaires de l'ONU (OCHA).

La vallée du Jourdain se trouve à 90 % en zone sous contrôle total de l'armée israélienne, qui n'y délivre de permis de construire que de manière très restrictive, obligeant les habitants palestiniens à y bâtir sans autorisation, selon les Palestiniens et les organisations de défense des droits de l'homme.




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