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Élections iraniennes: la semaine des longs couteaux

L'élection présidentielle du 14 juin désignera un sucesseur... (PHOTO VAHID SALEMI, AP)

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L'élection présidentielle du 14 juin désignera un sucesseur à Mahmoud Ahmadinejad.

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Dans moins d'un mois, les Iraniens devront choisir un nouveau président. La bataille s'annonce corsée.

Dans moins d'un mois, les Iraniens devront choisir un nouveau président. La bataille s'annonce corsée.

Devant désigner un remplaçant à Mahmoud Ahmadinejad, l'élection présidentielle iranienne du 14 juin s'annonçait morne lors de l'enregistrement des candidats. Mais c'était sans compter sur l'apparition in extremis de deux politiciens venant brouiller les cartes. Depuis, le ton monte en Iran, entre les proches de l'ayatollah Ali Khamenei et ceux qui lui tiennent tête. Au même moment, le Conseil des gardiens, un des organismes les plus conservateurs du pays, se penche sur les «compétences» et la «pureté idéologique» des aspirants. Ces quatre candidats, parmi les plus en vue, survivront-ils au véto de l'organe religieux? La réponse est attendue le 22 mai.

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Akbar Hachemi Rafsandjani

Une des figures les plus connues de la politique iranienne, il s'est manifesté à la toute dernière seconde. Ce septuagénaire a été au coeur de l'établissement de la République islamique en 1979 et a été président de 1989 à 1997. Ses liens de longue date avec l'ayatollah Khamenei ont commencé à se dégrader après l'élection de 2005, au cours de laquelle Rafsandjani a été défait par Mahmoud Ahmadinejad. La relation a carrément tourné au vinaigre en 2009, lorsque l'ancien président a soutenu les leaders réformistes et le mouvement vert qui a envahi les rues, demandant plus de libertés. Cette semaine, une centaine de députés iraniens ont demandé sa disqualification, l'accusant de complicité avec Israël et les États-Unis lors des manifestations de 2009. Cependant, la position de l'ayatollah Khamenei est plus nébuleuse. Certains médias avancent que le «Guide suprême» a appelé son vieil ami à la rescousse pour défaire le poulain d'Ahmadinejad.

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Esfandiar Rahim Mashaei

Le nom d'Esfandiar Rahim Mashaei - arrivé à la dernière seconde dans la course - est indissociable de celui du président sortant, Mahmoud Ahmadinejad, avec lequel il travaille depuis près de 30 ans et dont il est le gendre. L'homme de 53 ans est issu des rangs du puissant organe paramilitaire des Gardiens de la révolution. Quand Ahmadinejad a remporté les élections contestées de 2009, il a voulu faire de Mashaei son vice-président, mais l'ayatollah Khamenei s'y est opposé. Le candidat est notamment connu pour ses positions anticléricales, affirmant prendre ses ordres directement de l'«Imam caché», le messie dont les chiites attendent le retour. Le numéro deux de la police iranienne a proféré cette semaine des menaces à l'égard du candidat et de son protecteur.

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Mohammad-Bagher Ghalibaf

Un maire de Téhéran qui devient président? Ce ne serait pas la première fois! Mahmoud Ahmadinejad a cédé sa place à la mairie à M. Ghalibaf lorsqu'il est devenu président en 2005. Qualifié de «conservateur modéré» par les médias iraniens, M. Ghalibaf, un ancien commandant des forces aériennes des Gardiens de la révolution, jouit d'une immense popularité à Téhéran, le coeur économique de la République islamique, forte de 12 millions d'âmes. On lui attribue notamment la reconstruction du réseau d'autoroutes de l'achalandée capitale. Il a formé une coalition avec deux autres candidats conservateurs.

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Saïd Jalili

Négociateur en chef de l'Iran pour la question nucléaire, peu connu du grand public jusqu'à tout récemment, Saïd Jalili est une étoile montante de la politique iranienne. Détenteur d'un doctorat en science politique, cet homme de 47 ans est le visage de la confrontation entre l'Iran et l'Occident. Plusieurs experts croient qu'il est le candidat favori de l'imam Khamenei. En cas de négociations entre l'ayatollah Khamenei et Akbar Hachemi Rafsandjani, il pourrait s'imposer en tant que candidat du compromis.




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