Les autorités israéliennes ont démoli mercredi plusieurs maisons mobiles dans une colonie sauvage du sud de la Cisjordanie occupée, déclenchant des mouvements de protestation de colons à Jérusalem.

Publié le 13 févr. 2013
AGENCE FRANCE-PRESSE

Le démantèlement de six maisons mobiles à Maale Rehavam, dans le bloc de colonie de Gush Etzion, au sud de Jérusalem, a provoqué des manifestations de colère de colons, soutenus par leurs partisans, ainsi que des heurts avec la police devant le Parlement à Jérusalem. Des routes ont également été bloquées autour de la Ville sainte.

La Cour suprême, la plus haute instance judiciaire d'Israël, a ensuite émis une injonction interdisant de nouvelles démolitions ou l'expulsion de colons jusqu'à nouvel ordre.

«Les routes à l'entrée de Jérusalem ont été brièvement bloquées, la police est intervenue pour disperser les manifestants», a déclaré à l'AFP le porte-parole de la police israélienne Micky Rosenfeld.

M. Rosenfeld a précisé qu'une voiture de police avait été endommagée et trois personnes interpellées pour interrogatoire avant d'être relâchées.

Il a ajouté que les démolitions à Maale Rehavam avaient été menées sans incident.

Devant le Parlement, la police a dû recourir à la force pour disperser les manifestants et les obliger à quitter les lieux, selon un journaliste de l'AFP.

Selon le site d'information Arutz Sheva, très proche des colons, des protestataires juifs ont bloqué la principale route conduisant à la ville palestinienne de Ramallah, en Cisjordanie.

Selon une source non identifiée citée par le site, certains ont brisé les vitres et crevé les pneus de véhicules appartenant à des Palestiniens.

La communauté internationale considère illégales toutes les colonies israéliennes et ne reconnaît pas l'annexion en 1967 de Jérusalem-Est, où les Palestiniens veulent établir la capitale de l'État auquel ils aspirent.

La colonisation est la principale pierre d'achoppement des négociations de paix israélo-palestiniennes, suspendues depuis septembre 2010.