Quatorze civils ont été tués par l'explosion d'une mine au passage de leur minibus jeudi dans la province du sud de l'Afghanistan du Helmand, selon les autorités locales, qui ont accusé les rebelles talibans.

AGENCE FRANCE-PRESSE

«Le bilan est de 14 morts, tous des civils, parmi lesquels figurent des femmes et des enfants», a déclaré le porte-parole du gouvernorat provincial, Daud Ahmadi, ajoutant que la mine avait été posée par les rebelles.

L'attaque a été «fermement condamnée» par le président afghan Hamid Karzaï, dans un communiqué publié par ses services et confirmant ce bilan.

Un premier bilan, fourni par la force internationale de l'OTAN (ISAF) faisait état d'au moins dix morts. L'ISAF a ajouté s'être rendu sur place et avoir porté secours aux victimes.

Le sud afghan est l'un des bastions de la rébellion menée par les talibans, qui a gagné du terrain ces dernières années dans le pays malgré l'envoi de dizaines de milliers de renforts militaires américains.

Ces derniers mènent actuellement plusieurs offensives visant à déloger les rebelles dans les provinces de Kandahar et du Helmand. Les bombes artisanales déposées en bord de route sont, avec les attentats-suicide, les armes principales des insurgés talibans contre l'armée et la police afghane et leurs alliés occidentaux.

Lundi, un attentat à la voiture piégée revendiqué par les talibans, avait tué au moins trois personnes et blessé douze à Kandahar, principale ville du sud afghan et ancienne capitale du régime taliban, selon les autorités.

Le 12 décembre, six soldats américains de l'OTAN avaient été tués par un attentat suicide à la voiture piégée contre leur base militaire à Zhari, un district de Kandahar où l'OTAN mène également des offensives.

À la mi-décembre, l'explosion d'une mine sur une autre route avait tué 14 membres d'une même famille voyageant à bord d'un minibus dans la province d'Herat.

L'insurrection des talibans s'est étendue ces dernières années de ses bastion du sud et de l'est, frontaliers du Pakistan, à des régions jusque là épargnées du nord et de l'ouest.