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Mitchell au Proche-Orient pour promouvoir l'idée de deux Etats

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George Mitchell

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Agence France-Presse
Jerusalem

L'émissaire spécial américain George Mitchell tente de faire avancer l'idée d'une solution à deux Etats, palestinien et israélien, à l'occasion de sa première mission au Proche-Orient depuis la formation du gouvernement de droite de Benjamin Netanyahu.

«La politique des Etats-Unis se concentre sur une solution à deux Etats coexistant en paix», a déclaré aux journalistes M. Mitchell à l'issue d'une rencontre à Jérusalem avec le ministre israélien des Affaires étrangères Avigdor Lieberman.

«Il s'agit d'une première rencontre. Nous avons discuté de notre coopération étroite et de l'harmonisation de nos positions sur la question palestinienne», a de son côté indiqué M. Lieberman.

L'approche des Etats-Unis se heurte aux réticences du cabinet israélien, investi le 31 mars, qui écarte en fait l'option de deux Etats tout en se disant prêt à parler de paix avec les Palestiniens sur la base d'un plan privilégiant leur développement économique.

Dès sa prise de fonctions le 1er avril, M. Lieberman a déclenché des remous en Israël et à l'étranger en affirmant qu'Israël n'était plus lié par le processus d'Annapolis ayant relancé en novembre 2007 les négociations de paix avec les Palestiniens en vue d'un Etat palestinien.

«Dans les circonstances actuelles, il faut oeuvrer non pas à deux Etats pour deux peuples, mais à deux économies pour deux peuples, et M. Mitchell sait que contraindre la région à un dialogue virtuel peut avoir des résultats inverses» à ceux escomptés, a déclaré le ministre israélien de l'Intérieur, Elie Yishaï.

«Netanyahu et le gouvernement d'union qui comprend les travaillistes ont besoin de temps car ils mettent au point une ligne politique prenant surtout en compte la sécurité d'Israël», a dit son collègue aux Transports, Israël Katz.

Mais, a-t-il ajouté «de toutes façons, les intérêts communs et les liens d'Israël et des Etats-Unis sont étroits» et le président Barack Obama «n'a aucun intérêt à affaiblir Israël, alors que le Hamas, le Hezbollah et l'Iran dictent les réalités sur le terrain».

M. Mitchell devait rencontrer le Premier ministre israélien à 18H30 locales (15H30 GMT) à Tel-Aviv.

Le matin, l'émissaire américain s'est entretenu à Jérusalem avec le président Shimon Peres auquel il a rappelé «l'engagement des Américains à assurer la sécurité d'Israël et à oeuvrer à la solution de deux Etats», selon un communiqué de la présidence.

Dans la foulée, M. Mitchell devait aussi rencontrer le chef d'état-major Gaby Ashkenazi, la chef de l'opposition Tzipi Livni du parti centriste Kadima et le ministre travailliste de la Défense Ehud Barak avec lequel il s'est déjà entretenu la veille après son arrivée en Israël.

Selon le département d'Etat, l'objectif de la mission de M. Mitchell est «de faire progresser l'objectif d'une solution à deux Etats (...)».

Selon le principal quotidien israélien, Yédiot Aharonot, «le ton monte» entre l'administration américaine et le cabinet israélien en raison des divergences d'approche sur le conflit, alors que la date d'une visite de M. Netanyahu à la Maison Blanche n'est toujours pas arrêtée.

Vendredi, M. Mitchell doit se rendre à Ramallah en Cisjordanie pour rencontrer les dirigeants palestiniens avant de s'envoler pour l'Egypte.

Sa tournée est la troisième depuis qu'il a été chargé en janvier par M. Obama de relancer le processus de paix, mais sa première depuis la formation du gouvernement Netanyahu issu des élections anticipées du 10 février.




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