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La journaliste irano-américaine accusée d'espionnage

Roxana Saberi... (Photo: AP)

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Roxana Saberi

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Agence France-Presse
Teheran

La journaliste irano-américaine Roxana Saberi, emprisonnée à Téhéran depuis fin janvier, a été inculpée pour espionnage, a déclaré mercredi le vice-procureur Hassan Haddad à l'agence Isna.

«L'affaire a été transmise au tribunal révolutionnaire. Elle n'avait pas d'accréditation de presse et menait des activités d'espionnage sous le couvert de journalisme», a dit M. Haddad.

«Les preuves sont mentionnées dans son dossier et elle a reconnu les charges. Elle a été arrêtée en vertu des lois de la République islamique d'Iran», a-t-il souligné.

La journaliste, qui détient la double nationalité américaine et iranienne, avait initialement été détenue pour achat d'alcool, interdit dans la République islamique.

En mars, les autorités ont indiqué que sa carte de presse avait été retirée en 2006, et que depuis elle travaillait «illégalement» en Iran.

Son père avait déclaré lundi après lui avoir rendu visite dans la prison d'Evin, dans le nord de Téhéran, que l'état de santé de sa fille était «bon» et qu'«elle serait bientôt libérée».

La journaliste avait pu rencontrer pendant une demi-heure ses parents, arrivés dimanche des Etats-Unis où ils résident.

Le père, Reza Saberi, avait dit «connaître les accusations» mais n'avait pas voulu les révéler en arguant que le dossier était aux mains de leur avocat, Abdolsamad Khoramshahi.

Ce dernier avait indiqué «connaître la nature des accusations», mais ne pas pouvoir en faire état avant d'avoir reçu l'acte du tribunal. «J'aurai probablement le dossier d'accusation la semaine prochaine et (le tribunal) me dira le même jour quand aura lieu l'audience» devant la cour.

L'avocat avait indiqué dimanche que l'affaire, accompagnée d'un acte d'accusation, avait été envoyée au tribunal révolutionnaire dont le juge devait décider s'il y a lieu de tenir ou pas un procès, ou encore demander un complément d'enquête.

Selon lui, la première audience devant le tribunal pouvait «se tenir d'ici 20 jours à un mois».

M. Saberi a affirmé que sa fille, née et élevée aux Etats-Unis, «avait envisagé une grève de la faim mais en a abandonné l'idée».

Les parents de la journaliste avaient demandé sa libération le mois dernier au guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei.

Les Etats-Unis ont réitéré le 25 mars leur appel aux autorités iraniennes pour qu'elles permettent aux services consulaires suisses, qui représentent les intérêts américains en Iran, de rencontrer la journaliste.

La secrétaire d'Etat Hillary Clinton a affirmé qu'une délégation américaine avait remis à une délégation iranienne, lors d'une brève rencontre dans le cadre d'une conférence sur l'Afghanistan à La Haye le 31 mars, une lettre demandant la libération de trois Américains détenus en Iran, dont Mlle Saberi.

Le porte-parole de la diplomatie iranienne Hassan Ghashghavi a démenti qu'une telle rencontre ait eu lieu et qu'une lettre ait donc été remise.

L'Iran ne reconnaît pas le principe de la double nationalité.




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