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Consultations à huis clos du Conseil de sécurité de l'ONU

Le Conseil de sécurité de l'ONU a entamé samedi soir des consultations... (Photo: AFP)

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Photo: AFP

Agence France-Presse
New York

Le Conseil de sécurité de l'ONU a entamé samedi soir des consultations d'urgence pour discuter d'une demande libyenne d'arrêt immédiat des raids aériens israéliens sur la bande de Gaza menés en représailles à des tirs de roquette du Hamas.

Les représentants des 15 membres du Conseil de sécurité ont entamé ces consultations à huis clos, au cours desquelles ils doivent décider en premier lieu de l'éventuelle tenue d'une réunion formelle sur les raids israéliens qui ont tué 230 personnes et en ont blessé 700 à Gaza.

Israël a lancé samedi des raids aériens meurtriers contre le Hamas à Gaza avec pour objectif d'en finir avec les tirs de roquettes sur l'Etat hébreu depuis le territoire sous contrôle du mouvement islamiste.

Ces consultations ont été organisées à la demande de la Libye qui veut faire cesser immédiatement les raids israéliens, a indiqué le vice-ambassadeur libyen à l'ONU, dont le pays, membre non permanent, est actuellement le seul pays arabe à siéger au Conseil.

«Notre principal objectif est un cessez-le-feu immédiat», a déclaré Ibrahim Dabbashi, précisant avoir demandé cette réunion d'urgence «en coordination avec le groupe arabe à l'ONU».

«Nous avons l'intention d'obtenir une déclaration présidentielle» (non contraignante) des 15 membres du Conseil, a-t-il expliqué à l'AFP. «Il doit y avoir une cessation des hostilités dès que possible».

Ryad Mansour, observateur permanent de la Palestine à l'ONU, a qualifié les frappes israéliennes de «menaces pour la paix et la sécurité internationales (...) qui nécessitent d'être arrêtées immédiatement».

«Il n'existe aucune justification au massacre de centaines de civils palestiniens», a ajouté M. Mansour, tout en dénonçant le meurtre de civils «qu'ils soient du côté palestinien ou du côté israélien».

Dans une lettre au président en exercice du Conseil de sécurité, l'ambassadeur croate Neven Jurica, l'ambassadrice d'Israël aux Nations unies Gabriela Shalev a affirmé que son pays agissait en état de légitime défense.

«Aucun pays ne permettrait que sa population civile soit la cible permanente de roquettes sans prendre les actions nécessaires pour que cela cesse. Israël compte sur la compréhension et le soutien de la communauté internationale dans ses actions», a-t-elle expliqué dans cette lettre.

Elle a souligné que le Hamas «portait seul la responsabilité des derniers évènements en date à Gaza».

La déclaration proposée par la Libye nécessite l'approbation des 15 membres du Conseil pour être adoptée. La position des Etats-Unis, membre permanent et principal allié d'Israël, n'était pas connue pour l'heure, mais Washington a lui aussi tenu le Hamas pour seul responsable de la situation.

«Si le Hamas arrêtait de lancer des roquettes sur Israël, alors Israël n'aurait pas besoin de mener des frappes à Gaza», avait déclaré plus tôt samedi le porte-parole de la Maison Blanche Gordon Johndroe, «ce que nous voulons voir, c'est le Hamas cesser de tirer des roquettes sur Israël».

Le secrétaire d'Etat Condoleezza Rice a de son côté dit «tenir le Hamas pour responsable de la rupture du cessez-le-feu et du regain de violences».

Le ministre de la Défense Ehud Barak a indiqué que l'opération «plomb durci», attaque d'une ampleur sans précédent dans un territoire palestinien déclenchée samedi à 11h30 locales, continuerait «aussi longtemps que nécessaire».




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