(Rome) Le nombre de malades de la COVID-19 a baissé lundi pour la première fois en Italie, selon le bilan officiel, passant à 108 237, soit 20 de moins que la veille.  

Agence France-Presse

« C’est la première fois, c’est une donnée positive », a commenté le chef de la Protection civile italienne Angelo Borrelli lors d’une conférence de presse.

Autre signal positif : le nombre de patients en soins intensifs est également en baisse et a atteint son niveau « le plus bas depuis un mois » (2573,-62), a souligné M. Borrelli.

L’Italie a toutefois enregistré 454 décès, ce qui porte le total de morts à 24 114.  

Les trois régions les plus touchées de la péninsule restent la Lombardie (Nord), avec 66 971 cas et 12 376 morts, l’Émilie-Romagne (centre-Nord, 22 867 cas et 3079 morts) et le Piémont (Nord-Ouest, 21 349 cas et 2409 morts).

La Fédération nationale des ordres de médecins (FNOMCEO) a relevé son bilan à 140 médecins décédés depuis le début de l’épidémie.

Deux nouveaux pharmaciens italiens ont aussi perdu la vie dans le Nord de l’Italie, portant à 12 le bilan des morts au sein de cette profession.

Du côté des bonnes nouvelles, le couple de Chinois qui furent les premiers cas officiels de nouveau coronavirus en Italie en janvier ont quitté lundi l’hôpital romain San Filippo Neri. « Ils sont en excellente santé » et ont écrit une lettre de remerciement aux structures sanitaires qui les ont soignés, selon le responsable santé de la région Latium, Alessio d’Amato.

Selon une étude de l’Observatoire national de la Santé, les régions du Sud de l’Italie, les moins touchées par la pandémie, pourraient arriver à zéro nouvelle contagion « entre fin avril et début mai ».

Le Latium, la région de Rome, pourrait y arriver le 12 mai et la Lombardie, la région de Milan la plus touchée, « pas avant le 28 juin ».

« L’Italie va vraiment mieux », a estimé un épidémiologiste de l’Institut supérieur de la Santé (ISS, organe gouvernemental de santé publique), Giovanni Rezza, dans un entretien au quotidien La Repubblica publié lundi.

« Tous les indicateurs le disent : les nouveaux cas diminuent, il y a moins de pression sur les hôpitaux et le fameux R0, l’indice de contagion, qui au début de l’épidémie était supérieur à 3 (chaque personne en infectait en moyenne plus de 3) est maintenant juste en dessous de 1 », souligne-t-il.

Concernant le déconfinement, qui doit débuter à partir du 4 mai, « il est juste de vouloir revenir à la normale, surtout pour ceux qui souffrent économiquement, mais il est également juste de continuer à s’inquiéter », nuance-t-il.