GB: la moitié des personnes coupables d'agression sexuelle échappe à la prison

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Selon ces chiffres du ministère de la Justice dévoilés à la suite d'une question d'un député Labour, 49 % des 2324 personnes jugées coupables d'agression sexuelle en 2012 en Angleterre et Pays de Galles n'ont pas été condamnées à une peine de prison.

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Agence France-Presse
Londres

Le gouvernement britannique a été accusé par l'opposition travailliste d'«insulter les victimes» après la publication de chiffres officiels montrant que la moitié des personnes reconnues coupables d'agressions sexuelles ou de cambriolages échappaient à la prison.

Selon ces chiffres du ministère de la Justice dévoilés à la suite d'une question d'un député Labour, 49 % des 2324 personnes jugées coupables d'agression sexuelle en 2012 en Angleterre et Pays de Galles n'ont pas été condamnées à une peine de prison. Cependant, plus de 90 % des auteurs de viol finissent derrière les barreaux.

De même, 107 des 230 personnes reconnues coupables d'«activités sexuelles avec un enfant de moins de 13 ans» ont échappé à l'incarcération.

C'est également le cas pour 49 % des coupables de cambriolage et 51 % des coupables de trafic de drogue.

Le député travailliste Sadiq Khan, chargé des questions de Justice au sein de son parti, a mis en cause les coupes budgétaires sévères opérées par le gouvernement conservateur de David Cameron.

«Certains crimes sont si graves et violents que la population est en droit d'attendre qu'ils mènent à une peine de prison», a-t-il déclaré au Daily Telegraph, s'inquiétant que «cela soit fait pour économiser de l'argent».

«Une telle justice au rabais risque de voir les prisonniers récidiver plutôt que de s'amender», a-t-il mis en garde. «C'est une insulte aux nombreuses victimes qui veulent voir ceux qui ont commis des crimes à leur endroit correctement punis et réinsérés», a-t-il dit.

Le porte-parole de David Cameron a souligné que les condamnations étaient du ressort des juges, mais affirmé que «ceux qui enfreignent la loi ont maintenant plus de chances d'être condamnés à de la prison» en raison de nouvelles directives plus sévères.

Le ministre de la Justice Chris Grayling a quant à lui souligné que les délinquants et criminels purgeaient des peines de prison plus longues depuis l'arrivée des conservateurs au pouvoir en 2010.

La politique pénale est en France au centre d'une polémique, le numéro trois de la gendarmerie ayant récemment dénoncé le nombre de remises en liberté de délinquants.




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