(Londres) L’élection du démocrate Joe Biden aux fonctions de président des États-Unis est une « bonne nouvelle » pour la lutte contre le changement climatique, a estimé mardi Alok Sharma, le président de la grande conférence de l’ONU sur le climat (COP26) prévue au Royaume-Uni pour novembre.

Agence France-Presse

« Manifestement, une présidence Biden est une bonne nouvelle en termes de lutte contre le changement climatique », a déclaré Alok Sharma, ex-ministre des Entreprises au sein du gouvernement de Boris Johnson, nommé à la présidence de la conférence climatique début janvier.  

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Alok Sharma, ex-ministre des Entreprises au sein du gouvernement de Boris Johnson, vient d’être nommé à la présidence de la conférence climatique.  

« Nous avons bien sûr hâte de collaborer étroitement avec cette administration à la suite de l’investiture » de Joe Biden, prévue pour mercredi à Washington, a-t-il ajouté devant une commission parlementaire.

À Glascow le 1er novembre

La COP26 se déroulera du 1er au 12 novembre à Glasgow, en Écosse, pour tenter de répondre à l’urgence climatique.

Joe Biden a promis de ramener, dès son arrivée à la Maison-Blanche, Washington dans l’accord de Paris sur le climat, dont son prédécesseur Donald Trump avait annoncé le retrait des États-Unis deux ans après sa signature, en 2015.

Il prévoit aussi de réduire les émissions de carbone de son pays pour atteindre la neutralité carbone dès 2050.

Se félicitant des engagements pris, Alok Sharma a précisé que le gouvernement britannique s’était entretenu avec des experts de la politique climatique américaine « proches de la nouvelle administration » et que lui-même avait eu des échanges avec John Kerry, le futur émissaire spécial américain pour le climat.  

En décembre, M. Kerry avait jugé qu’il serait « simple » pour les États-Unis de retourner dans l’accord de Paris sur le climat, mais « pas si simple de retrouver leur crédibilité » auprès de la communauté internationale.  

L’ancien secrétaire d’État de Barack Obama avait lui-même signé au nom des États-Unis l’accord de Paris négocié en 2015.

En novembre, le premier ministre britannique Boris Johnson, un allié de Donald Trump, s’était dit « impatient » de travailler avec Joe Biden sur les « priorités communes » de leurs deux pays, dont la lutte contre le changement climatique.  

Alok Sharma a assuré mardi que la pandémie causée par le nouveau coronavirus, qui avait conduit au report d’un an de la COP26, ne remettait aucunement en cause l’engagement des pays développés à financer à hauteur de 100 milliards de dollars américains par an d’ici à 2025 les politiques climatiques des pays pauvres.