(New York) La ville de New York pourrait arriver au bout de ses stocks de vaccins contre le coronavirus d’ici la fin de la semaine prochaine, a indiqué mardi le maire Bill de Blasio lors d’un point de presse.

Agence France-Presse

« L’infrastructure du gouvernement fédéral va beaucoup trop lentement pour acheminer les vaccins jusqu’à nous », a insisté le maire, citant des critiques similaires formulées, à plusieurs reprises, par le président désigné Joe Biden. Il a appelé le gouvernement fédéral les compagnies pharmaceutiques à agir pour éviter que New York ne se retrouve à court de doses.

La vaccination s’accélère

Après un démarrage lent et critiqué par le gouverneur de l’État de New York, Andrew Cuomo, la ville la plus peuplée des États-Unis a accéléré le rythme ces derniers jours.

Près d’une centaine de sites ont commencé à prendre des rendez-vous lundi et trois grands centres de vaccinations ont ouvert dans les quartiers du Bronx, de Brooklyn et de Queens.

Sur la seule journée de lundi, 26 528 doses ont été administrées, selon le maire, qui a estimé que la municipalité était « bien positionnée » pour atteindre son objectif de 175 000 vaccinations cette semaine.

En incluant la journée de lundi, 216 014 New-Yorkais ont reçu au moins une dose d’un des vaccins contre le coronavirus, produits par les laboratoires Pfizer et BioNTech, ainsi que la biotech Moderna.

Mardi, le maire a également annoncé que le stade de de baseball des Mets de New York, Citi Field, allait être transformé en site géant de vaccination, à compter de la semaine du 25 janvier.

Tous les New-Yorkais y sont les bienvenus, même les fans des Yankees.

Le maire Bill De Blasio, plaisantant en référence à la rivalité avec les Mets de New York.

Le site fonctionnera en continu, et devrait permettre de vacciner entre 5000 et 7000 personnes par jour.

Les 65-74 inclus dans les groupes prioritaires

La menace d’un manque de vaccins pourrait être aggravée par le fait que le gouverneur de l’État de New York a annoncé mardi l’élargissement aux 65-74 ans de la population éligible à la vaccination, conformément aux nouvelles recommandations des Centres de contrôle des maladies (CDC), principale autorité de santé publique aux États-Unis.

Elle était jusqu’ici réservée aux personnes de 75 ans et plus, ainsi qu’aux enseignants, policiers, pompiers, ou employés de la régie des transports.