(Washington) Le président américain Donald Trump a confirmé qu’il s’exprimerait mercredi à Washington devant ses sympathisants, qu’il a appelés à manifester le jour même où le Congrès officialisera sa défaite à la présidentielle.

Agence France-Presse

« Je m’exprimerai lors du Rassemblement pour sauver l’Amérique demain », a tweeté mardi M. Trump, précisant qu’il prendrait la parole à 11 h depuis l’Ellipse, esplanade située au sud de la Maison-Blanche.  

« Arrivez tôt, les portes ouvrent à 7 h. ÉNORMES FOULES ! », a-t-il ajouté.

De son côté, le président élu Joe Biden a simplement indiqué qu’il s’exprimerait, après une rencontre avec son équipe économique, depuis son fief de Wilmington, dans le Delaware.  

Plus de deux mois après le scrutin, Donald Trump n’a toujours pas reconnu la victoire du démocrate Joe Biden, évoquant des fraudes dont il n’a jamais apporté la preuve.  

Il a échoué à convaincre les tribunaux et les responsables électoraux mais a semé le doute dans l’esprit d’une partie des républicains.

Dès mardi, plusieurs de ses partisans ont commencé à affluer vers la capitale fédérale américaine. Certains d’entre eux brandissaient des pancartes « Stop au vol », le cri de ralliement de ceux qui sont persuadés, contre toute évidence, que l’élection du 3 novembre était truquée.

Des dizaines d’élus républicains de la Chambre et du Sénat restent également solidaires de Donald Trump et ont promis de faire retentir leurs doutes dans l’enceinte du Congrès qui doit certifier mercredi le vote des grands électeurs : 306 pour Joe Biden, 232 pour Donald Trump.

Leurs objections ne feront pas dérailler mais pourraient ralentir cette procédure, la dernière avant la prestation de serment du démocrate le 20 janvier.  

Mardi, les commerces du centre de Washington ont réinstallé de grands panneaux de bois sur leurs vitrines, par crainte d’éventuels débordements.  

La police de la capitale a indiqué redouter des violences potentielles, notamment de la part de groupes d’extrême droite et a prévenu que les personnes portant des armes à feu seraient arrêtées. Dès lundi, le leader de la milice Proud Boys a été interpellé, notamment pour la détention illégale de deux chargeurs de munitions à haute capacité.