(New York) L’État de New York, épicentre de l’épidémie de coronavirus aux États-Unis observe « un doublement du nombre de cas confirmés tous les trois jours », a déclaré mardi son gouverneur Andrew Cuomo.

Agence France-Presse

Les experts en projections d’évolution du virus « voient maintenant que le taux de nouvelles infections double tous les trois jours environ. C’est une augmentation drastique du taux d’infection », a déclaré le gouverneur lors d’un point de presse.

L’État de New York compte désormais plus de 25 000 cas, soit près de 10 fois le nombre de cas confirmés en Californie, le deuxième État le plus touché, a-t-il souligné.

Un taux d’infection aussi élevé signifie que l’épidémie pourrait toucher son plus haut « d’ici 14 à 21 jours », soit plus tôt que prévu, a-t-il ajouté, rendant plus urgent encore la livraison de matériel médical, à commencer par les respirateurs que New York réclame au gouvernement fédéral depuis des jours.

Cet État de près de 20 millions d’habitants, qui a réuni pour l’instant près de 10 000 respirateurs, estime qu’il lui en faut encore au moins 30 000 de plus pour faire face à l’afflux attendu de personnes dans les hôpitaux.  

Il a aussi revu à la hausse le besoin de lits d’hôpitaux supplémentaires, à 140 000, alors qu’un premier hôpital de secours, en cours d’installation à Manhattan, doit être opérationnel d’ici huit jours environ.

M. Cuomo a également indiqué que New York allait commencer à tester plusieurs méthodes thérapeutiques.

Des responsables de l’agence fédérale du médicament, la FDA, sont arrivés à New York pour tester une combinaison médicamenteuse alliant chloroquine, un anti-paludéen bon marché commercialisé sous le nom de Nivaquine, et Zithromax, médicament antibactérien utilisé pour traiter les bronchites.

Ces médicaments ont été présentés par le gouvernement fédéral comme prometteurs face à l’épidémie, meme si leur efficacité reste à confirmer.

New York va aussi commencer à prélever du plasma sur des patients ayant été infectés mais désormais tirés d’affaire, afin d’en injecter sur des patients en situation critique, dans l’espoir qu’ils profitent des anticorps.  

Enfin, des équipes médicales new-yorkaises « travaillent au développement » d’un test permettant de détecter les anticorps au coronavirus, selon M. Cuomo.  

Ce test « assez simple », selon lui, permettrait d’identifier les personnes qui seraient désormais immunisées contre le virus, au moins pour un certain temps, et donc de les autoriser à « reprendre le travail », a-t-il souligné.   

Il n’a pas précisé quand ce test pourrait être disponible.