(New York) L’État de New York pourrait recevoir ses premiers vaccins contre le coronavirus dès dimanche, a indiqué mercredi le gouverneur Andrew Cuomo, même si le grand public ne devrait pas y avoir accès avant février.

Agence France-Presse

L’agence américaine de contrôle des médicaments, la FDA, devrait donner son feu vert rapidement après la publication de l’avis de son comité consultatif, attendu jeudi.

Pour Andrew Cuomo, la première livraison du vaccin de Pfizer-BioNTech, soit 170 000 doses (dont 72 000 pour la ville de New York), pourrait ensuite arriver dans l’État de New York « dès ce week-end ».

Les premiers vaccins seront destinés au personnel et aux pensionnaires des maisons de retraite, ainsi qu’au personnel hospitalier, considéré comme très exposé.

La campagne de vaccination sera ensuite progressivement élargie, jusqu’à être ouverte au grand public d’ici « début février », « peut-être fin janvier », a déclaré le gouverneur démocrate lors d’une conférence de presse.  

Ce dernier a insisté sur le fait que la distribution du vaccin devait être « équitable » et bénéficier à tous, y compris aux populations les plus modestes, qui ont été les plus durement touchées par la pandémie.

L’État de New York veut aussi s’assurer que les sans-papiers ne refuseront pas la vaccination par crainte d’être signalés à la justice.

Il a donc conclu, avec les autorités fédérales, un accord écartant la transmission au niveau national de données permettant d’identifier les personnes vaccinées.

Andrew Cuomo prévoit enfin de lancer une campagne d’information pour sensibiliser le grand public à la vaccination, a-t-il indiqué, rappelant qu’environ la moitié des New-Yorkais disent aujourd’hui ne pas vouloir recevoir les injections.

« Vous ne pouvez pas arriver à 75 % » de la population vaccinée, seuil minimum pour que la population soit immunisée, « si 50 % n’y vont pas », a-t-il reconnu. « Même moi je suis capable de faire ce calcul. »

Selon lui, il faut « dissiper le scepticisme qui existe actuellement ».