(Washington) Le nouveau chef du Pentagone par intérim Christopher Miller a laissé entendre dans son premier message à ses troupes qu’il pourrait accélérer le retrait des soldats américains d’Afghanistan et du Moyen-Orient.

Agence France-Presse

« Toutes les guerres doivent prendre fin », écrit M. Miller, nommé en remplacement de Mark Esper, limogé lundi sans cérémonie par le président Donald Trump.  

« Mettre fin aux guerres requiert compromis et partenariats. Nous avons relevé le défi ; nous avons tout donné. Il est temps désormais de rentrer à la maison », insiste-t-il dans une lettre publiée samedi matin sur le site du département de la Défense.  

Le nouvel homme fort du Pentagone, un ancien lieutenant des forces spéciales, n’y mentionne directement aucun site de déploiement.

PHOTO MANUEL BALCE CENETA, ASSOCIATED PRESS

Le nouveau chef du Pentagone par intérim, Christopher Miller

Mais en faisant référence à la guerre menée contre l’organisation terroriste al-Qaïda, il semble évoquer en priorité l’Afghanistan et l’Irak, où de nombreux soldats américains ont été déployés à la suite des attentats du 11 septembre 2001.  

Donald Trump, qui avait promis de mettre un terme aux « guerres sans fin », a annoncé qu’il souhaitait ramener à 2500 le nombre de soldats américains en Afghanistan début 2021 et a même évoqué un retrait total pour Noël.

Même s’ils ne critiquent pas publiquement la position de la Maison-Blanche, certains gradés se disent en privé formellement opposés à un chiffre inférieur à 4500 militaires tant que la violence ne diminue pas sur le terrain.  

Ils notent qu’un retrait ordonné, notamment le transport de milliers de soldats avec leur équipement, ne pourra se faire complètement d’ici l’investiture du président élu Joe Biden le 20 janvier 2021, sauf à laisser sur place des armements dont les ennemis des États-Unis pourraient s’emparer.