(Washington) Le procureur général américain Bill Barr a déclaré jeudi que des « agents étrangers » cherchaient à « exacerber la violence » dans les manifestations organisées après la mort de George Floyd.  

Agence France-Presse

A ce jour, 51 personnes ont été arrêtées par les autorités fédérales en lien avec « des émeutes violentes », a-t-il annoncé lors d’une conférence de presse.  

Des manifestations contre les brutalités policières et le racisme sont organisées à travers les États-Unis depuis la mort de cet homme noir tué par un policier blanc à Minneapolis, le 25 mai.  

La police a procédé au total à près de 10 000 arrestations lors de troubles en marge de ces rassemblements, selon une estimation reprise par les médias américains.

Bill Barr a affirmé que des « agitateurs extrémistes » s’étaient « emparés » des manifestations, en citant notamment le groupe d’extrême gauche « Antifa ».  

« Et nous voyons également des acteurs étrangers qui manipulent toutes les parties pour exacerber la violence », a indiqué le procureur, sans plus de précisions.  

A ses côtés, le chef du FBI, Christopher Wray, a également évité de pointer des pays du doigt. « Ces agents étrangers devraient savoir que nous observons tout cela de très près et sommes prêts à agir si nécessaire », a-t-il déclaré.

Dimanche le conseiller de Donald Trump pour la sécurité nationale, Robert O’Brien, avait désigné la Chine, l’Iran, dans une moindre mesure la Russie, mais aussi le Zimbabwe parmi les « adversaires étrangers » qui comptaient utiliser cette « crise pour semer la discorde ».  

Bill Barr a condamné les circonstances de la mort de George Floyd et reconnu le droit des manifestants pacifiques à se rassembler.

Mais il a défendu sa décision, vivement critiquée, de faire disperser violemment des manifestants largement pacifiques lundi, juste avant que Donald Trump rende une visite surprise devant une petite église historique proche de la Maison-Blanche.  

Le président des États-Unis « devrait pouvoir marcher devant la Maison-Blanche et traverser la rue pour se rendre à l’église », a-t-il déclaré, tout en précisant qu’il avait pris la décision de repousser les manifestants pour des raisons de sécurité, avant de savoir que Donald Trump prévoyait cette marche.  

Le procureur avait posé sur la photo de famille devant l’église, avec le président américain tenant une bible à la main.