(New York) L’ex-maire de New York Michael Bloomberg s’est excusé dimanche pour la politique des interpellations et fouilles arbitraires (« stop-and-frisk ») dont il était jusqu’ici un ardent défenseur au nom de la lutte contre la criminalité.

Agence France-Presse

« J’ai eu tort et je suis désolé », a déclaré le milliardaire qui s’exprimait dans une église majoritairement noire de Brooklyn, renforçant encore l’idée qu’il s’apprête à se lancer dans la course à la Maison-Blanche.

Cette prise de position marque un spectaculaire virage à 180 degrés de la part de M. Bloomberg qui a toujours défendu cette méthode policière très controversée, nombre d’associations dénonçant des contrôles au faciès et une brutalité inutile.

« Avec le temps, j’ai fini par comprendre quelque chose que j’ai longtemps eu du mal à admettre : j’ai eu tort sur un point important », a-t-il avancé. « Notre objectif central était de sauver des vies. Mais les faits sont là : beaucoup trop d’innocents ont été arrêtés et une immense majorité d’entre eux étaient noirs ou latinos ».

« Cela a pu inclure, je suis désolé de le dire, certains d’entre vous qui sont ici aujourd’hui, ou vos enfants, vos petits-enfants, vos voisins, vos proches », a-t-il poursuivi.

L’ancien maire de 77 ans a fait plusieurs pas ces derniers jours vers une candidature à l’investiture démocrate, en s’enregistrant notamment comme candidat dans les États de l’Alabama et de l’Arkansas.

Fondateur de l’agence d’informations financières portant son nom, maire de New York de 2002 à 2013, Michael Bloomberg est l’une des dix plus grandes fortunes du monde, avec plus de 50 milliards de dollars, selon le magazine Forbes.