(Washington) Les États-Unis ont ajouté jeudi l’Arabie saoudite et Cuba à leur liste noire de pays qui n’en font pas suffisamment pour combattre les trafics d’êtres humains, ce qui pourrait entraîner des sanctions.  

Agence France-Presse

Dans un rapport annuel, le département d’État américain critique son allié, l’Arabie saoudite, pour des violations répandues concernant les travailleurs étrangers et accuse Cuba de trafic par le biais de son programme d’envoi de médecins à l’étranger.

La Chine, la Corée du Nord, la Russie et le Venezuela font partie des pays qui continuent de figurer au bas du rapport.  

Cette mise à l’index signifie que les États-Unis peuvent limiter l’aide ou retirer leur soutien au pays visé dans des organismes tels que le Fonds monétaire international.  

M. Pompeo a indiqué que Washington avait pris des mesures l’année dernière contre 22 pays sur le fondement de cette classification concernant les trafics d’êtres humains.   

« Cette action et le message qui va avec est très clair – si vous ne vous opposez pas au trafic, l’Amérique s’opposera à vous », a dit le secrétaire d’État Mike Pompeo, en présentant le rapport aux côtés d’Ivanka Trump, la conseillère et fille de Donald Trump.  

Le président peut toutefois renoncer aux sanctions liées au trafic d’êtres humains. Les responsables américains espèrent que cette mise au ban, surtout envers des alliés, les conduira à prendre des mesures.

Abus en Arabie saoudite

Les États-Unis considèrent que le royaume saoudien n’a poursuivi en justice que peu de trafiquants d’êtres humains et n’en a pas fait suffisamment pour aider les victimes du trafic.

Mais le chef de la diplomatie américaine n’a pas mentionné, dans ses remarques, l’Arabie saoudite, allié stratégique de Washington, au sujet duquel le soutien sans faille de Donald Trump a fait l’objet de nombreuses critiques récemment.  

Mike Pompeo a, au contraire, montré du doigt la Corée du Nord, l’accusant d’être impliquée, au niveau étatique, dans un trafic d’êtres humains par le biais de l’envoi de ses travailleurs à l’étranger.