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Donald Trump met en garde Google, Twitter et Facebook

« Google, Twitter et Facebook naviguent en eaux très... (photo Leah Millis, REUTERS)

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« Google, Twitter et Facebook naviguent en eaux très troubles et doivent faire attention », a déclaré Donald Trump depuis le Bureau ovale.

photo Leah Millis, REUTERS

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Jerome CARTILLIER, Sébastien DUVAL
Agence France-Presse
WASHINGTON

« Ils doivent faire attention ! » : le président Donald Trump a mis en garde mardi, depuis le Bureau ovale, Google, Twitter et Facebook contre ce qu'il estime être un manque d'impartialité.

Après un premier gazouilli matinal visant Google, accusé de truquer les résultats de son moteur de recherche au détriment des conservateurs, M. Trump a encore haussé le ton et élargi le champ de ses récriminations à deux autres géants de la technologie.

« Google, Twitter et Facebook naviguent en eaux très troubles et doivent faire attention », a-t-il lancé à l'issue d'une rencontre avec le président de la FIFA, Gianni Infantino.

« C'est injuste pour une grande partie de la population », a-t-il ajouté, évoquant sans autres précisions des milliers de plaintes. « Vous ne pouvez pas faire ça aux gens, vous ne pouvez pas ! » a-t-il martelé.

Ces accusations de partialité ont été fermement contestées par Google, qui a assuré ne pas orienter les résultats de son moteur de recherche vers « une quelconque idéologie politique ».

« Notre but est de nous assurer que les utilisateurs qui tapent une recherche dans la fenêtre Recherche de Google reçoivent le résultat le plus pertinent en quelques secondes », a insisté le géant des technologies, soulignant qu'il apporte chaque année des centaines d'améliorations aux algorithmes qui pilotent la recherche.

Donald Trump a, semble-t-il, fait de bon matin une recherche Google sur son nom.

« Rechercher "actualités Trump" sur Google ne donne en résultats que le point de vue [et] les articles des médias de fausses nouvelles. En d'autres termes, c'est TRUQUÉ, à mon encontre et contre d'autres, afin que presque tous les articles et informations soient NÉGATIFS », a-t-il gazouillé, estimant que les médias républicains et conservateurs étaient « écartés ». « Illégal ? » a-t-il ajouté.

« Très inquiétant »

« Google et d'autres suppriment les voix des conservateurs et cachent les informations positives. Ils contrôlent ce que nous pouvons voir ou pas. C'est une situation très grave de laquelle on s'occupera ! » a-t-il ajouté.

« Nous nous penchons sur la question », a confirmé peu après Larry Kudlow, conseiller économique de Donald Trump, tout en restant très évasif sur les éventuelles enquêtes en cours.

Pour le Centre pour la démocratie et la technologie, la question de la partialité des algorithmes de recherche mérite d'être posée, mais une potentielle régulation gouvernementale représente un réel danger.

« Il est très inquiétant qu'un représentant du gouvernement, quel qu'il soit, essaie de mettre publiquement la pression sur une plateforme concernant des informations importantes pour notre démocratie », a indiqué à l'AFP sa présidente, Nuala O'Connor.

Pour Eric Goldman, responsable de l'Institut de droit des hautes technologies à l'Université de Santa Clara, « toute tentative de Trump de "rectifier" les résultats des moteurs de recherche violerait le premier amendement » de la Constitution américaine garantissant la liberté de la presse.

Cette attaque contre l'un des moteurs de recherche les plus populaires au monde s'inscrit dans une offensive plus générale lancée depuis plusieurs mois par Donald Trump contre « les géants des réseaux sociaux » qu'il accuse de « réduire au silence des millions de gens » et de pratiquer une forme de « censure ».




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