L'ambassadrice américaine auprès des Nations unies a estimé dimanche que la décision du président Donald Trump de reconnaître Jérusalem comme la capitale d'Israël et d'y transférer l'ambassade des États-Unis allait «aider le processus de paix» au Proche-Orient.

Publié le 10 déc. 2017
AGENCE FRANCE-PRESSE

«Je pense fermement que cela va faire avancer les choses pour le processus de paix», a affirmé Nikki Haley sur la chaine CNN, sans étayer cette affirmation malgré les questions insistantes du journaliste.

M. Trump «a accompli la volonté du peuple» américain, a-t-elle relevé, faisant référence à une loi adoptée par le Congrès en 1995 dont l'application a systématiquement été repoussée par les présidents successifs. Ce texte appelle à déménager l'ambassade américaine de Tel-Aviv à Jérusalem, «capitale de l'État d'Israël».

Des dizaines de milliers de manifestants sont à nouveau descendus dans la rue dimanche au Moyen-Orient et ailleurs dans le monde pour protester contre la décision de M. Trump, annoncée mercredi.

«En ce qui concerne les mécontents, nous savions que cela allait se produire. Mais le courage en est l'origine. Lorsque vous prenez une décision, vous voyez certains la considérer négativement et certains la considérer positivement», a défendu Mme Haley.

Après 22 ans de reports, le président a considéré qu'il était temps «désormais d'essayer de faire avancer les choses».

«Maintenant, ils (Israéliens et Palestiniens, NDLR) peuvent se réunir pour décider ce que seront les frontières, c'est à eux de décider les limites et il leur appartient de discuter de ce qu'ils veulent que Jérusalem devienne», a poursuivi l'ambassadrice onusienne.

«Nous n'avons pas parlé des limites ni des frontières pour une raison. C'est parce que peu importe ce qu'est Jérusalem-Est, ou une quelconque autre région, c'est entre les Palestiniens et les Israéliens», a-t-elle commenté.