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Un sommet pas comme les autres à Sunnylands

Le président américain Barack Obama en compagnie du... (Photo: Susan Walsh, AP)

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Le président américain Barack Obama en compagnie du président chinois Xi Jinping (alors qu'il était vice-président), dans le Bureau ovale de la Maison-Blanche.

Photo: Susan Walsh, AP

(NEW YORK) Les 21 coups de canon traditionnels ne retentiront pas dans le ciel californien demain lorsque Barack Obama accueillera son homologue chinois à Sunnylands, une immense propriété parsemée de lacs artificiels et nichée au pied des montagnes de San Jacinto, près de Palm Springs.

Xi Jinping n'aura pas droit non plus à une garde d'honneur ou à un dîner d'État. À sa première visite aux États-Unis en tant que président, il devra plutôt accepter de s'habiller de façon décontractée et d'échanger sans notes, ce dont son prédécesseur, Hu Jintao, semblait incapable.

Le but recherché par Barack Obama à l'occasion de ce sommet informel de deux jours sous le soleil de Californie est clair: établir un rapport personnel avec le nouveau président chinois qui puisse aider les deux hommes à réduire le nombre de contentieux entre leurs pays.

Et le président américain pourrait bien trouver en Xi Jinping un partenaire disposé à jouer le jeu de la familiarité.

«Ce que nous savons de Xi Jinping, c'est qu'il est plus confiant que Hu Jintao, qu'il est capable de parler sans notes, et donc d'être plus informel», a déclaré à La Presse Elizabeth Economy, directrice des études asiatiques au Council on Foreign Relations, à New York.

«Je pense que ce sont des choses positives pour toute interaction personnelle», a-t-elle ajouté.

Barack Obama ne sera pas le premier président à vouloir jouer la carte de la familiarité avec un homologue chinois. Son prédécesseur avait notamment accueilli Jiang Zemin à son ranch de Crawford, au Texas, en 2002. Mais cette rencontre était intervenue à la fin de la présidence de Jiang et n'avait donné lieu qu'à une heure d'échanges entre les deux hommes.

Barack Obama et Xi Jinping doivent pour leur part avoir des entretiens d'une durée de six heures étalés sur deux jours à Sunnylands. Ce domaine appartient à la fondation créée par Walter Annenberg, philanthrope milliardaire et ancien ambassadeur à Londres sous Richard Nixon. Le 37e président y a séjourné à quelques reprises.

«C'est un bonus», a déclaré Elizabeth Economy, en parlant du lien entre le lieu du sommet Obama-Xi et Nixon, l'homme de la normalisation entre les États-Unis et la Chine en 1972.

Élu à la présidence chinoise en mars, Xi Jinping, 59 ans, n'en sera pas à sa première visite aux États-Unis. Ce fils d'un célèbre révolutionnaire communiste a notamment vécu pendant plusieurs semaines en 1985 dans une famille de Muscatine, dans l'Iowa. L'an dernier, il a également assisté à un match de basketball professionnel à Los Angeles en compagnie de Joe Biden, avec lequel il a passé environ 20 heures.

Les échanges entre les deux hommes ont convaincu les Américains de l'opportunité de tenter une nouvelle approche avec lui.

«Il semble être quelqu'un qui est vif, ouvert à la conversation, qui est prêt à parler directement aux Américains au sujet de leurs préoccupations d'une façon qui n'était pas le point fort de certains de ses prédécesseurs», a déclaré, sous le couvert de l'anonymat, un haut responsable de la Maison-Blanche, mardi, lors d'une conférence téléphonique.

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Points de litige

>Espionnage informatique

La Maison-Blanche promet des « discussions directes et franches « entre Barack Obama et son homologue chinois sur la cybersécurité, un nouveau point de litige entre les États-Unis et la Chine. Washington accuse Pékin de pratiquer l'espionnage informatique pour tenter notamment de recueillir des renseignements sur les programmes militaires du Pentagone. Tout en niant les accusations américaines, la Chine s'est elle-même dite victime de cyberattaques venues des États-Unis. Pour calmer le jeu, les deux pays ont convenu d'instituer dès juillet des rencontres régulières sur la cybersécurité et l'espionnage commercial. L'adoption de règles de conduite sera à l'ordre du jour.

>Pivot asiatique

Les dirigeants chinois se méfient de ce que l'administration Obama appelle son « pivot « stratégique vers la région Asie-Pacifique, où M. Obama s'est rendu après sa réélection. Après les années de guerre en Irak et en Afghanistan, Washington entend non seulement trouver des débouchés économiques dans cette zone en pleine expansion, mais également contrebalancer l'influence de la Chine. Les militaires chinois s'inquiètent notamment du renforcement des alliances des États-Unis avec le Japon et la Corée du Sud par le biais de la signature de nouveaux contrats militaires, et de l'envoi de 2500 soldats américains en Australie dans la nouvelle base de Darwin.

>Menace nord-coréenne

Aux yeux de Washington, Pékin a joué un rôle plus constructif face à la Corée du Nord au cours des derniers mois. En avril, le régime chinois a notamment contribué à calmer les dirigeants nord-coréens, qui multipliaient les menaces contre la Corée du Sud et les États-Unis. Mais Washington souhaiterait que la Chine se montre encore plus ferme envers son allié récalcitrant et qu'elle applique avec plus de rigueur les sanctions adoptées par le Conseil de sécurité de l'ONU contre la Corée du Nord à la suite de son essai nucléaire de février. Les sanctions visent notamment les opérations financières nord-coréennes.




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