Les États-Unis doivent procéder mardi au lancement d'un missile balistique intercontinental (ICBM), un test qui avait été reporté en avril pour éviter d'envenimer la crise avec la Corée du Nord, a annoncé l'armée de l'Air américaine.

AGENCE FRANCE-PRESSE

Le missile Minuteman III, non équipé de sa charge nucléaire, devait décoller entre 3 h 01 et 9 h 01 (6 h 01 et 12 h 01, heure de Montréal) de la base de Vandenberg (Californie) vers l'atoll de Kwajalein dans le Pacifique, à près de 7000 kilomètres de distance.

«Ces essais nous donnent l'occasion de démontrer l'état de préparation de notre composante ICBM. Chaque test nous fournit des données précieuses sur la précision et la fiabilité de ce système d'arme», affirme le colonel Richard Pagliuco, commandant du 576th Flight Test Squadron, cité dans un communiqué.

Certains des militaires participant à cet essai appartiennent à l'unité de la base de Minot, dans le Dakota du Nord, où 17 officiers se sont vu retirer début mai leur certification après une mauvaise évaluation de leurs capacités à mener des opérations de lancement.

Les États-Unis comptent quelque 450 missiles Minuteman III répartis dans des silos sur les bases de Minot, de Warren (Wyoming) et de Malmstrom (Montana). Il est en service depuis le début des années 1970 et l'Air Force compte le moderniser jusqu'à 2030.

Le missile devait à l'origine être tiré mi-avril, mais le secrétaire à la Défense Chuck Hagel avait décidé le 7 avril de repousser l'essai afin d'éviter qu'il puisse «être considéré comme exacerbant la crise en cours avec la Corée du Nord».

Pyongyang avait alors déployé sur sa côte orientale deux missiles de moyenne portée Musudan et menaçait d'effectuer des frappes, y compris nucléaires.